Le commissaire central de police de Bamenda, Emmanuel Mbock, a appelé les habitants à faire preuve de « civilité » et à mettre fin à la justice populaire à l’encontre des personnes accusées d’avoir fait disparaître les parties génitales d’hommes. Il a déclaré que tous ces cas étaient des mensonges.
Le commissaire Mbock s’est exprimé chez nos confrères de «TEBECK TV » samedi 2 mai, après qu’une mère de quatre enfants a été accusée d’avoir fait disparaître les parties génitales d’un homme près de Santa Park, à Bamenda, et a été rouée de coups par une foule sans aucune preuve médicale.
Des témoins affirment que l’épouse de l’homme à l’origine de l’accusation est intervenue et a giflé Mme Anne Marie à plusieurs reprises au visage, avant de ramasser une pierre et de tenter de la frapper.
Une personne a alerté la police, qui est intervenue et a placé Mme Anne Marie en garde à vue préventive.
Les autorités ont confirmé que l’homme et sa femme, auteurs de l’accusation, ont été placés en détention au commissariat central de Bamenda.
La police n’a publié aucune preuve médicale à l’appui de l’allégation de « parties génitales disparues ».
Des allégations similaires ont été signalées dans d’autres villes, notamment à Yaoundé, au cours des derniers mois. La police maintient qu’aucun cas de ce type n’a été médicalement prouvé. »
Il faut rappeler que la nommée Mme Anne Marie, mère de quatre enfants, a échappé de justesse à la mort après avoir été violemment agressée par une foule en colère à Santa Park dans la matinée du 2 mai 2026. Selon des témoins, le drame a commencé lorsqu’elle aurait laissé tomber un billet de 10 000 CFA dans un garage automobile. Un homme l'a ramassé, l'a suivie et le lui a rendu. Mais quelques instants plus tard, il a donné l'alerte de manière effrayante, affirmant que sa virilité avait soudainement disparu après cette rencontre. En quelques minutes, la peur s'est transformée en chaos. Une foule furieuse s'est jetée sur la femme, la frappant sans pitié tandis que les accusations fusaient. Au milieu de cette violence, elle a crié son innocence, mais personne ne semblait disposé à l'écouter.









