Actualités of Sunday, 3 May 2026

Source: www.camerounweb.com

Fridolin Nke assume son soutien à Biya et règle ses comptes : «Je ne voulais pas que la situation bascule entre les mains des crapules»

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Il ne regrette rien. Et il le dit avec la franchise tranchante qui le caractérise. Sur le plateau de Canal 2 International dans l'émission Canal Presse, Fridolin Nke est revenu sans détour sur les raisons qui l'ont conduit à soutenir Paul Biya lors de l'élection présidentielle d'octobre 2025 — balayant d'un revers de main les critiques et les sarcasmes qui lui ont été adressés depuis lors sur les réseaux sociaux.

L'homme pose d'emblée le cadre de sa liberté : «Un homme libre d'esprit comme moi n'a pas besoin de se justifier.» Mais il justifie quand même — et sa justification est d'une brutalité politique rare : «Je ne voulais pas que la situation bascule entre les mains des crapules, c'est tout.» Trois mots — «les crapules» — qui désignent sans les nommer ceux qu'il considérait comme une menace pire que le statu quo. Un choix du moindre mal assumé, revendiqué, sans honte ni ambiguïté.

Mais Fridolin Nke ne s'arrête pas là. Derrière l'engagement politique, il y a aussi une amertume personnelle qu'il ne dissimule pas : «Je me suis rendu compte que certains n'étaient même pas capables d'apporter un minimum de soutien, ne serait-ce que quelques moyens pour l'équipe.» Des alliés de circonstance qui ont pris sans donner — une réalité que connaissent bien ceux qui se mobilisent dans les campagnes politiques camerounaises. Fridolin Nke a payé de sa personne et de ses propres ressources. D'autres ont regardé.


Sa conclusion sonne comme un avertissement pour ceux qui le critiquent depuis leurs claviers : «L'histoire retiendra ceux qui se sont sacrifiés pour ce pays, pour sa stabilité. Nous n'avons pas à nous justifier devant des personnes qui passent leur temps à narguer les autres sur les réseaux sociaux.» Le verdict est rendu — et Fridolin Nke, manifestement, n'attend pas l'appel.