Après le décès de Jeanne-Irène en 1992, Paul Biya redevient célibataire, suscitant des convoitises dans son entourage. Certains proches influents, comme Victor Fotso et Ibrahim Mbombo Njoya, tentent de tirer profit de la situation en facilitant des rencontres. C’est finalement lors d’un événement qu’il rencontre celle qui deviendra sa compagne. Malgré des réticences liées au protocole, il impose son choix face à ses collaborateurs. Cette relation pouvait présenter des avantages stratégiques, notamment en matière de nationalité étrangère.
Veuvage, rencontres et recomposition au sommet.
Après la disparition de Jeanne-Irène en date du 29 juillet 1992, Paul Biya était redevenu un coeur à conquérir. Aussitôt s'ouvrira une sorte de course effrénée à la fortune et au bonheur. Ses deux amis, dont le milliardaire Fotso Victor, et son ami et ancien ministre Ibrahim Mbombo Njoya, intronisé Sultan-Roi des Bamoun le 10 août 1992, comprirent tout de suite le parti qu'ils pouvaient en tirer.
Ainsi, le chef de l'Etat passa une nuit à Bandjoun chez le milliardaire, et une autre à Foumban au palais du Roi, toutes les deux en élégante compagnie. Inutile de préciser qu'à chaque fois il a « consommé ». C'est fortuitement à l'occasion de la célébration d'un anniversaire, qu'il va tomber sur l'oiseau rare.
Au début de leur idylle, il a parfois eu à réprimander durement des collaborateurs zélés, qui se montraient pointilleux et stricte sur les us et coutumes du Protocole que devaient observer l'élue du cœur du patron. Une fois s'emportera en Bulu ou Ewondo: "Njo Ne Ngiè! A Ne Mongo!" En substance: " Laissez-là tranquille! C'est une gamine!" En dehors du plan sentimental strict, Popaul en fin juriste de formation, savait qu'il pouvait prétendre à la nationalité française et avoir son Kaolo, au terme de l'article 21 du code civil français. Ce n'est pas rien, surtout quand les vents adverses viendraient à souffler...
Jean-Pierre Du Pont









