Actualités of Saturday, 2 May 2026

Source: www.camerounweb.com

Nomination de Vice-président : Un haut responsable aperçu à Étoudi avec une mallette d’argent

Okie Johnson Ndoh a été aperçu le 28 avril dernier avec une mallette d’argent Okie Johnson Ndoh a été aperçu le 28 avril dernier avec une mallette d’argent

Après la réintroduction du poste de vice-président par Paul Biya en 2026, une intense lutte d’influence s’installe au sommet de l’État. Plusieurs personnalités sont citées comme prétendants, notamment Franck Biya, Joseph Dion Ngute et René Emmanuel Sadi. Des rumeurs de pratiques de corruption et de manœuvres en coulisses, illustrées par l’apparition supposée d’un haut responsable avec une mallette d’argent au palais présidentiel font rage au sein de l’opinion publique. Ceci illustre ainsi un climat de rivalités, d’ambitions et de spéculations autour de cette fonction stratégique encore vacante.


Bataille pour le poste de vice-président au Cameroun : le DG de la CSPH aperçu au palais de l’Unité avec une mallette d’argent

Depuis que le président Paul Biya a promulgué, en avril 2026, la loi réintroduisant le poste de vice-président au Cameroun, une lutte pour le pouvoir fait rage dans le sérail.

Outre les supputations sur la probable nomination de Franck Biya — fils aîné du locataire du palais de l’Unité — à ce prestigieux poste, alimentées à longueur de journée par les réseaux sociaux, le ballet des courtisans n’en finit plus. C’est dans cette mouvance que Okie Johnson Ndoh, Directeur général de la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH), a été aperçu le 28 avril dernier avec une mallette d’argent (en devises) pour postuler à ce siège déjà très convoité. Même les éléments de la Direction de la Sécurité Présidentielle (DSP), témoins de ce fait inédit, en sont restés stupéfaits.

Il se raconte d’ailleurs que, depuis l’annonce du remaniement ministériel et la promulgation de la loi, le Directeur du Cabinet Civil (DCC), Samuel Mvondo Ayolo, aurait installé un "comptoir" au palais pour plumer tous les incrédules qui souhaiteraient devenir ministre, Directeur général d’une entreprise étatique… ou désormais vice-président de la République.

Ayant eu vent du passage du DG de la CSPH au palais, le Premier ministre Dion Ngute aurait dit à sa coterie que, pour qu'Okie Johnson Ndoh assouvisse son ambition, il lui faudrait passer sur son cadavre. Il ne peut s’être échiné comme un beau diable pendant la visite du Pape pour se voir rafler la mise par un « no name ». Un autre prétendant qui s’agite beaucoup est René Emmanuel Sadi ; l’actuel MINCOM estime que son heure est arrivée. Quant à Franck Biya, certains estiment que cela n'en vaut pas la peine et que le président commettrait une erreur grave en le nommant. Pour d'autres, c'est à lui que le poste doit revenir.

On est loin d’avoir tout vu et entendu. Que nous réservent les prochains jours ? Wait and see.

Paul Chouta