L'affaire Baongla prend une tournure dramatique. Dans un communiqué intitulé «Informations Urgentes», le directoire du Parti Républicain (PR) vient d'alerter solennellement «l'opinion nationale et internationale» sur ce qu'il qualifie de menace d'assassinat programmée contre son président national, Georges-Gilbert Baongla. Une alerte d'une gravité exceptionnelle qui intervient dans un contexte déjà électrique, marqué par des convocations multiples, une demande de test ADN impliquant Paul Biya et Franck Biya, et une interdiction de quitter le territoire dont l'existence circule sur les réseaux sociaux.
Le communiqué du Parti Républicain pointe plusieurs éléments qui alimentent ses craintes. D'abord, la découverte successive de deux convocations — la première datée du 23 avril, la seconde du 28 avril — circulant sur les réseaux sociaux «sans décharge de l'intéressé», ce que la défense de Baongla a déjà contesté par une lettre de constitution déposée le 28 avril par Maître Rufin Mayang. Ensuite, une lettre d'interdiction de sortir du territoire émise avant toute audition judiciaire, que le parti dénonce avec véhémence. Le Parti Républicain précise que les déclarations reprochées à Baongla ont été faites lors d'une émission intitulée «Libre Expression» diffusée sur Info TV au quartier Efoulan à Yaoundé le 19 avril 2026, dont le directeur de publication est Sieur Dieudonné Mveng — et que Baongla y intervenait en sa qualité officielle de Président national du Parti Républicain, et non à titre personnel.
Dans ce contexte d'escalade judiciaire et sécuritaire, le Parti Républicain «dénonce une telle démarche et émet des réserves» — des mots sobres qui n'expriment qu'imparfaitement l'effroi qui transparaît en filigrane de ce communiqué. Une chose est certaine : l'affaire Baongla, née d'une déclaration télévisée sur la filiation de Franck Biya, est en train de se transformer en crise politique majeure dont personne ne sait encore où elle s'arrêtera.









