L’homme politique Georges Gilbert Baongla est convoqué au Secrétariat d’État à la Défense (SED) suite à ses sorties au cours desquelles il se réclame fils aîné du président Paul Biya. Cette affaire qui défraie la chronique au Cameroun est perçue par certains observateurs comme « une stratégie de diversion visant à détourner l’attention des Camerounais des véritables problèmes sociaux et économiques ». Cette position est soutenue par l’ex aide de camp de Chantal Biya. Dans une réflexion, publiée sur les réseaux sociaux, Patrice Nouma estime que des affaires médiatiques, notamment celle impliquant Georges Gilbert Baongla et Franck Biya, servent à alimenter des polémiques plutôt qu’à traiter les urgences nationales. Il évoque un malaise au sommet de l’État autour de la famille de Paul Biya, notamment sur des questions de filiation, tout en critiquant la convocation de Baongla pour cybercriminalité, qu’il juge incohérente et politiquement motivée. À travers cette sortie, Patrice Nouma accuse certains acteurs judiciaires et sécuritaires d’abus de pouvoir et appelle à plus de professionnalisme, suggérant qu’une expertise ADN serait la seule manière crédible de trancher le débat.
AFFAIRE BAONGLA ET FRANCK BIYA. ENTRE DISTRACTION ET ABUS DE POUVOIR.
AMOTTO'O, Mes chers abonnés,
Les "tueurs de temps" sont de retour. Leur spécialité ? Détourner l'attention des Camerounais des réelles préoccupations qui barricadent leur quotidien.
À peine le Pape est-il reparti laissant derrière lui des citoyens en pleurs dont les boutiques ont été rasées pour "faire propre" devant les caméras que les distractions s'enchaînent. Après l'affaire Mbienou, voici que surgit l'affaire Georges Gilbert Baongla et Franck Biya.
Vérité, manipulation ou malaise familial ?
Lors d’un passage télévisé, celui qui se revendique fils aîné du Chef de l’État a affirmé que Paul Biya n’a que trois enfants biologiques : lui-même, Brenda et Junior, soutenant que Franck Biya serait un fils adopté.
Au-delà du scoop, cela révèle surtout un malaise profond au sommet de l’État dans la famille du Président Paul Biya.
Mais aujourd’hui, la machine s'emballe : ce 24 avril 2026, Georges Gilbert Baongla est convoqué par la gendarmerie pour "cybercriminalité".
Les questions qui dérangent
De quelle cybercriminalité parlent-ils ? Ses propos ont été tenus sur un plateau Télé, pas sur les réseaux sociaux. Si faute il y a, pourquoi ne pas convoquer aussi la chaîne de télévision ?
En passant, qui est le plaignant ? Le Président s'est-il plaint ? Probablement pas. Où est la preuve ? Si ses dires sont faux, que les contestataires apportent la preuve contraire au lieu d'utiliser la force.
Nous assistons au zèle d’officiers et de magistrats "pouvoiristes" qui, au lieu de dire le droit, font dans l'abus de pouvoir et le trafic d'influence pour protéger des ambitions politiques et leurs postes.
Si Franck Biya se sent lésé, qu’il demande une expertise médicale (ADN) pour lui et Georges Gilbert. C’est la seule voie scientifique pour établir la vérité biologique. La prison ne doit pas servir à étouffer un secret de famille.
Un avertissement aux corps constitués.
Militaires, gendarmes, policiers et magistrats : faites attention. Nous arrivons à la fin d’un système. Ne vous laissez pas instrumentaliser par les "fils à papa".
Pendant que les enquêtes criminelles sérieuses sont classées sans suite au Cameroun, les dossiers Baongla, eux, aboutissent toujours à une vitesse record sur prescription. Trop c’est trop.
Tout ceci n'est que pure distraction. Un jour, chacun sera comptable de ses actes devant l'histoire. En attendant, les Camerounais ne demandent qu'une chose : vivre dignement, loin des manipulations et des guerres de palais.
Faites votre travail, et seulement votre travail. J'AI DIT.
Patrice Nouma Freeman









