Le nouveau président de l'Assemblée nationale passe à l'action. Après un audit discret qui aurait révélé la présence de plus de 150 employés fictifs au sein de l'institution, le secrétaire général André Noël Essiane a signé une circulaire imposant une attestation de présence effective pour le paiement des salaires. Une mesure de « rationalisation » qui fait l'effet d'une petite révolution.
L'information : La chasse aux fantômes est officiellement ouverte à l'Assemblée nationale. Dans une circulaire signée par le secrétaire général André Noël Essiane, l'institution informe ses personnels qu'« il leur sera dorénavant exigé une attestation de présence effective validée, délivrée par les chefs de structures dont ils relèvent », dans le cadre du paiement des salaires. Objectif affiché : « fluidifier le traitement de la chaîne solde de l'institution ».
Un audit qui a révélé plus de 150 employés fictifs : Cette décision fait suite à un audit complet et discret mené ces dernières semaines par la nouvelle administration dirigée par Théodore Datouo, élu à la tête de l'Assemblée nationale après le départ de Cavayé Yeguié Djibril. Selon des sources internes, les investigations auraient révélé l'existence de plus de 150 employés fictifs – des personnes inscrites sur les registres de paie sans pour autant exercer de fonction réelle au sein de l'institution.
Une « rationalisation » qui en dit long : La circulaire, qui utilise le terme de « rationalisation de la chaîne solde », ne mentionne pas explicitement les employés fictifs. Mais le message est clair : plus question de toucher un salaire sans être physiquement présent. Chaque agent devra désormais justifier de sa présence effective auprès de sa hiérarchie directe.
Le style Datouo : Théodore Datouo, qui a succédé à Cavayé Yeguié Djibril dans un contexte politique marqué par la révision constitutionnelle et les rumeurs de remaniement, semble déterminé à assainir la gestion de l'institution. Cette mesure, l'une de ses premières décisions marquantes, envoie un signal fort : la rigueur et la transparence seront les maîtres-mots de son mandat.









