Actualités of Monday, 20 April 2026

Source: www.camerounweb.com

Santé dégradée de Paul Biya: révélation sur comment le couple présidentiel a fait poiroter le Pape, Jean de Dieu Momo humilié

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Ce devait être 9h30. Ce fut plus tard. Et entre ces deux horaires, une vérité que le gouvernement camerounais a tenté d'étouffer — avant d'être rattrapé par les faits. La messe pontificale célébrée ce samedi à la base aérienne 101 de Yaoundé, clôturant la visite historique du Pape Léon XIV au Cameroun, a débuté avec un retard notable imputable à l'arrivée tardive du couple présidentiel — Paul Biya et la Première Dame Chantal Biya. Le Président de la République camerounaise a fait attendre le Souverain Pontife. Le chef d'un État de 92 ans a fait patienter le chef de l'Église catholique de 1,4 milliard de fidèles. L'image, protocolairement désastreuse, a immédiatement circulé sur les réseaux sociaux.


Mais c'est la suite qui a véritablement enflammé la toile. Lorsqu'une journaliste a rapporté en temps réel que la messe était terminée et que le Pape était déjà en route pour l'aéroport de Nsimalen pour s'envoler vers l'Angola à bord du «Shepherd 1» — accompagné de son pool de 70 journalistes accrédités voyageant dans son avion —, Jean de Dieu Momo, Ministre délégué à la Justice, a choisi de s'en prendre publiquement à elle. Le ministre a non seulement contesté la véracité de ses informations, mais est allé jusqu'à la menacer, affirmant que le Pape était encore en train de s'entretenir avec Paul Biya après la messe et que lui et ses collègues ministres attendaient à côté. Une contre-vérité totale.
Le problème ? Le Pape était déjà à Nsimalen. Et la réalité, contrairement aux ministres, n'attend pas les communiqués officiels. Quelques heures plus tard, Jean de Dieu Momo a été contraint de publier un mea culpa public aussi humiliant qu'éloquent : «J'ai été pris en flagrant délit de mensonge — désinformation accidentelle sous ce post hier. Je ne disposais pas de toutes les informations et c'est pourquoi j'ai retiré mon commentaire désobligeant. Le Pape était parti sans que je le sache !»


Trois exclamations. Tout un symbole. Un ministre du gouvernement camerounais qui admettait publiquement avoir menti — ou du moins s'être avancé sans disposer des informations — pour défendre un récit officiel qui ne tenait pas face aux faits. La journaliste qu'il avait attaquée a répondu avec le calme de celle qui a raison : «Je suis sa moins chère. Ça, c'est très sûr.» Cette affaire révèle une fois de plus un réflexe conditionné chez certains responsables camerounais : attaquer le messager plutôt que de vérifier le message. Avec 70 journalistes internationaux dans l'avion du Pape, capables de confirmer chaque mouvement du Souverain Pontife en temps réel, le temps du mensonge confortable est révolu.