Certains barons du régime RDPC digèrent mal les réactions tout azimut des leaders de l’opposition camerounaise suite à la révision de la constitution intervenue le 04 avril 2026 et créant de ce fait un poste de vice-président, dauphin constitutionnel du président de la république. C’est le cas du secrétaire général adjoint du comité central du RDPC qui critique ardemment la position en s’appuyant sur l’arrivée au pouvoir de Paul Biya en 1982 par nomination pour défendre mordicus l’instauration du poste de vice-président non élu tout en indexant le patron du MRC et la tech-entrepreneure, Rebecca Enonchong. Grégoire Owona estime que ces derniers manquent de cohérence et oublient volontairement des précédents historiques, comme la transition politique de 1982, qu’il avait pourtant soutenue. Par ailleurs, Grégoire Owona accuse Maurice Kamto de mener des campagnes de désinformation et critique son parcours politique marqué par plusieurs changements de partis, qu’il qualifie de « nomadisme politique ». Il remet également en cause sa légitimité à diriger le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).
« Kamto et l'art d'oublier...
La bienfaisante réforme constitutionnelle portée par le Président Paul Biya a suffi pour réveiller de leur coma certains opposants après leur défaite du 12 octobre dernier ! Même les grands experts de l'opposition systématique comme Mr Kamto ou Mme Enonchong entre autres ont oublié, à notre grande surprise, qu'en 1982 un camerounais nommé par décret est devenu Président de la République et tout le pays a applaudi y compris eux-mêmes (ils le rappellent dans des interviews, racontant même comment ils étaient heureux et motivés de rentrer de l'étranger), ils oublient volontairement la sérénité, valeur cardinale, dont on a besoin lors de toute passation de témoin.
Un Président élu pour un mandat déroulera son programme pour lequel il a été élu sur 7 ans. En cas d'indisponibilité son Vice-Président termine donc le mandat : il est bon, à ce stade de notre démocratie, me semble-t-il, que ce soit lui qui choisisse son Vice-Président et le nomme sur la base des critères d'abord de confiance, de compétence et de loyauté avant à mon humble avis tous les autres critères.
Avant d'organiser les pétitions et les campagnes de désinformation, M. Kamto commencez s’il vous plaît par faire vos 3 années de militantisme prévues au MRC pour vous légitimer Président de ce parti et arrêtez le nomadisme politique devenu votre autre expertise après le droit.
Après le SDF, on vous a retrouvé au RDPC, puis au MRC appuyé par le FCC puis au MANIDEM appuyé par une certaine faction de l’UPC et vous voilà à nouveau au MRC dans la tourmente.
Nous vous savons déjà grand expert en droit, une vraie sommité mondialement reconnue, mais cela ne vous autorise pas à nous désinformer ni sur notre Constitution, ni sur l’histoire politique du Cameroun.
Alors je me permets de vous suggérer d'aller enseigner aux jeunes camerounais comment on change de partis politiques sans jamais gagner d'élection nulle part et toujours exister ! Puisse le débat rester à la hauteur des enjeux et se garder des polémiques stériles et inutiles. »









