S'il y avait encore quelques doutes ou des incertitudes, ils viennent tous de disparaître. En faisant adopter le projet de loi instaurant le vice-président, le parti au pouvoir, le RDPC, savait déjà celui à qui était destiné ce rôle et beaucoup de personnes le savaient aussi. Peut-être, refusons-nous tout simplement de l'admettre.
Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) refuse de céder le pouvoir ou de le laisser entre les mains d'un visage qui n'est pas de la maison. Paul Biya est finissant, que ce soit physiquement ou en termes de carrière politique.
Marcel Niat Njifenji, l'un de ceux avec qui il a cheminé dans son long parcours politique, a cassé sa pipe il y a quelques jours. Paul Biya n'est pas éternel, comme tout Homme, et avant que le jour tant redouté n'arrive, il faut préparer ses arrières.
C'est une chose que le régime en place depuis 1982 sait très bien faire. Avec perfection même. La "création" du vice-président répond à ce besoin. Désormais, une autre personne peut continuer et achever le mandat du président de la République, si celui-ci venait à laisser son poste vacant pour une quelconque raison : décès, incapacité physique, etc.
La procédure antérieure, avant avril 2026, est la suivante. En cas de vacance de pouvoir, c'était le président du Sénat qui devait assurer l'intérim de plein droit jusqu'à l'élection d'un nouveau président.
Aujourd'hui, conformément à la loi, ce serait le futur vice-président qui devrait, sauf cataclysme, être Emmanuel Franck Biya (54 ans). Après les quatre décennies de présidence de son père, le fils s'apprête à diriger le pays.
Nous avons mis la main sur une vidéo tournée visiblement depuis la Chine dans laquelle on voit la photo de Franck Biya à côté de celle de son papa, avec l'annonce phare, celle qui le sacre vice-présidence. Tout indiquait que ce sera lui.
Paul Biya l'a déjà présenté à tous les grands dirigeants du monde et en coulisses, il reçoit des formations et des conseils des collaborateurs proches de son père pour être aguerri le moment venu. Le destin du Cameroun se résume donc à une gestion de père en fils, depuis le passage d'Ahmadou Ahidjo que les habitants continuent de regretter.









