Actualités of Monday, 13 April 2026

Source: Le Jour

CONTESTATION : le front radical

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La réforme constitutionnelle instituant le poste de vice-président dans l'architecture institutionnelle, intervenue au cours de la session ordinaire du mois de mars, notamment avec la convocation du parlement réuni en congrès du 02 au 4 avril, est le principal changement à graver dans le marqueur de l'histoire du Cameroun au moment où les députés et les sénateurs achèvent leur première session ordinaire de l'année législative 2016. Cette évolution a entraîné des modifications de la loi du 21 avril 2004, portant organisation et fonctionnement du Conseil constitutionnel. Désormais, les articles 38 et 39 modifiés de la loi fondamentale, sont adaptés au nouvel environnement juridique. Ainsi par exemple, en cas de vacance du pouvoir, c'est le vice-président qui saisit le Conseil constitutionnel. Autre changement, c'est la modification de l'article 170 de la loi électorale. Jusque-là, le président de la République ne pouvait pas proroger le mandat des conseillers municipaux pour une durée excédant 18 mois. Avec l'article 170 nouveau, ce verrou est désormais levé. La session parlementaire qui s'achève a également été marquée par des changements majeurs à la tête des deux chambres du parlement. Cavaye Yegulé Djibril a cédé le fauteuil au très honorable Théodore Datouo ; du côté du Sénat, sa majesté Aboubakary Abdoulaye a pris le relais de Marcel Niat Njifenji à la présidence.

Les Camerounais devront désormais s'habituer à la présence d'un vice-président dans l'architecture institutionnelle. Une fois nommé, ce haut commis de l'État aura la lourde mission d'assister le président de la République dans ses hautes fonctions. Suite à l'instauration du poste de vice-président et des modifications du code électoral, l'opposition est montée au créneau. Maurice Kamto, président du Mrc a lancé une pétition moyenne en ligne contre ce qu'il appelle « le coup d'État constitutionnel et institutionnel ». Sur sa page Facebook, l'ancien ministre candidat à la présidentielle d'octobre, Issa Tchiroma Bakary, a publié une lettre adressée à la diaspora. Aux camerounais vivant à l'étranger, celui qui vit depuis novembre en exil en Gambie déclare : « Vous avez le devoir de vous mobiliser de façon conjuguée et de travailler en synergie » dénonçant des « manœuvres anti-démocratiques » et des « modifications de la Constitution taillées sur mesure pour plaire » à Paul Biya.