Il y a plusieurs années, la Société nationale de raffinage (Sonara) a pris feu. Un incendie jusqu'aujourd'hui mystérieux. Qui a fait ça, se demande tout le monde. Une lettre a été envoyée au président de la République, Paul Biya, basée sur les enquêtes. Ce serait une bataille de rétrocommissions à l'origine de cet indique, comme le résume-t-on.
Cette note confidentielle adressée au dirigeant Biya est datée du 18 mars 2024. Nous vous montrons un extrait qui parle des coulisses de l’incendie.
La Sonara est devenue aujourd’hui la vache à lait d’un clan bien connu, qui se remplit les poches, au détriment des orientations politiques de Votre Excellence et des intérêts du Cameroun.
La décision managériale (DG : Talba Malla) de faire fonctionner l’usine de la Sonara sans génération électrique pour soi-disant faire des économies et la mise à la retraite anticipée des personnels expérimentés, sont les causes principales de l’incendie du 31 mai 2019.
Les nouveaux personnels ne maîtrisaient pas du tout les installations. La Sonara fonctionnait avec un personnel pas très expérimenté d’une part, et avec uniquement l’énergie électrique venant de Eneo d’autre part. Les coupures intempestives d’électricité le jour de l’incendie (il y en a eu cinq) ont détruit un relai de commande d’une pompe à gaz située à côté du four.
L’explosion et incendie de cette pompe à gaz, a entrainé l’explosion et incendie du four à côté, qui contenait un volume important de pétrole brut à plus de 400 degrés Celsius, et 5 bars de pression. L’incendie du four a propagé le feu sur quatre autres unités les plus proches.
Après le départ de Talba Malla, arrive Simo Njonou, qui traine à payer les assurances. Jusqu’au moment de l’incendie le 31 mai 2019, les assurances ne sont pas payées, alors que tout avait déjà été préparé par les services compétents depuis janvier 2019, et il fallait juste signer pour que le contrat entre en vigueur.
Simo Njonou a choisi de trainer le plus longtemps possible, pour réduire la période d’Assurance dans l’année, et récupérer les gains à son compte. A la date d’incendie, il avait déjà gagné cinq mois sur douze. Le sinistre de Sonara n’a pas été couvert par les assurances, du fait de ce refus de payer dans les délais, et surtout à cause des rétro commissions que Simo Njonou et son clan attendaient (près de 1,5 milliard de francs).









