Sur la question du successeur constitutionnel, Jean-Paul Ntsengue dit ce qu’il pense. Celui a failli participer à la dernière élection présidentielle se mouille.
Critères pouvant guider le choix d'un vice-président successeur constitutionnel dans le contexte actuel de la présidence de la république au Cameroun.
Le président Paul Biya a besoin d'un assistant de haut niveau pour l'aider dans l'accomplissement de sa lourde mission au moment où cette nécessité s'est imposée avec le temps. C'est très naturel, c'est une tradition constitutionnelle républicaine qui est pratiquée depuis que la construction institutionnelle de l'État est passée de la monarchie à la République. Tout débat complotiste et tendancieux est donc inutile.
Le vice-président devrait être un fidèle parmi les fidèles, choisi pour sa loyauté au chef de l'État et sa compétence technique dans la gestion des dossiers de haut niveau. Il doit être un homme neuf ou un ancien haut collaborateur dont la réputation est immaculée tant au niveau des affaires de corruption et autres en cours, qu'au niveau des batailles de succession qui font les choux gras des médias depuis au moins une décennie.
Le vice-président doit être un homme de paix capable de continuer le cas échéant, à rassembler les Camerounais autour de l'impératif de l'unité nationale, quelle que soit l'évolution souhaitée par certains de la forme de l'État. Il doit donc rassurer les populations tant anglophones que francophones, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest.
Cette tâche ne sera pas facile au regard des velléités séparatistes et du repli identitaire qui ont fragilisé la cohésion sociale en créant un sentiment d'insécurité au sein de certaines communautés ethniques.
Le vice-président devrait également être choisi dans le respect des principes d'équilibre qui ont permis au Cameroun d'éviter la guerre civile généralisée et la division du pays telle que nous l'observons dans certains pays voisins où plus de 60 % du territoire national est partagé entre des groupes armés ayant établi leur propre administration mafieuse.
Le vice-président devrait être une véritable doublure du chef de l'État dans une perspective de délégation ou de représentation, sans que ce rôle éminent apparaisse comme concurrentiel à l'image et au pouvoir du président.
Ceux qui seraient mieux inspirés peuvent compléter la liste des critères et peut-être proposer celle ou celui qu'ils croient capable d'assumer cette fonction délicate auprès d'un président dont l'objectif majeur est de construire durablement la grandeur et l'espérance pour un Cameroun démocratique et prospère.









