Le ministère des Relations extérieures a accusé réception d'une note de l'ambassade de Russie signalant le décès de seize militaires contractuels camerounais dans la « zone d'opération militaire spéciale ». Deux communiqués radio appellent les familles de 22 autres ressortissants à se manifester d'urgence.
Le Cameroun a officiellement pris acte de la mort de seize de ses ressortissants en Ukraine. Dans une note verbale datée du 6 avril 2026 adressée à l'ambassade de Russie à Yaoundé, le ministère des Relations extérieures accuse réception du signalement de la disparition de seize militaires contractuels camerounais qui exerçaient dans la « zone d'opération militaire spéciale ». Le MINREX indique avoir pris « les dispositions utiles » pour contacter les familles des intéressés.
Parallèlement, deux communiqués radio publiés le même jour par le ministre délégué auprès du MINREX appellent les proches de 22 ressortissants camerounais vivant en Russie à se manifester d'urgence auprès des services compétents. Les listes, qui comportent des noms comme Achomnou Noudjagom Rodest, Awamo Alain Bertin, Njaboum Tchooma Perkins, Ekomo Aimé Junior Nebengu, Ndeutchoua Gaston Junior, Ndam Njikam Abibou ou encore Gbotto Eebehidi Junior, figurent dans les avis diffusés par la CRTV-Radio.
Une deuxième liste de six noms a également été publiée, parmi lesquels Kassi Sipowa Christian, Abdourahman Mouktar, Talla Talla Thibaut Vivien, Tsafack Ngomsi Martin et Njifouata Mouiche Dalouta. Le ministère invite toute personne à l'écoute de ces annonces à informer les familles concernées. Les proches sont priés de se rendre à la Direction des Camerounais à l'étranger, porte R 843 du bâtiment C du MINREX à Yaoundé.
Aucune information complémentaire n'a été fournie sur les circonstances exactes du décès des seize militaires ni sur la situation des 22 autres ressortissants appelés à se manifester. Le Cameroun rejoint ainsi la liste des pays africains dont des ressortissants auraient été impliqués dans le conflit ukrainien aux côtés des forces russes, sans que Yaoundé n'ait officiellement confirmé leur statut précis.









