Le week-end de Pâques, censé être un moment de recueillement, de joie familiale et de fête, s'est transformé en tragédie sur l'axe Batchenga-Obala. Un grave accident de la circulation impliquant plusieurs véhicules a coûté la vie à plusieurs personnes, dont — détail qui glace le sang — un bébé de 9 mois. Une vie à peine commencée, fauchée sur le bitume d'une route camerounaise en ce dimanche pascal.
Les circonstances exactes de la collision sont encore en cours d'établissement. Les secours sont intervenus sur place pour prendre en charge les victimes et les blessés. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes précises du drame — vitesse excessive, dépassement dangereux, surcharge des véhicules, état de la chaussée ? Les questions restent ouvertes, mais elles ne sont que trop familières sur les routes camerounaises où chaque grand week-end férié charrie son lot de drames.
Car derrière ce bilan provisoire se cache une réalité que le Cameroun refuse encore de regarder en face : les fêtes de fin d'année, les weekends prolongés, les grandes vacances sont systématiquement endeuillés par des accidents de la route qui fauchent des vies entières — des familles qui partaient fêter Pâques chez les leurs et qui ne reviendront pas. L'axe Batchenga-Obala, comme tant d'autres tronçons du réseau routier national, est un couloir où la mort rôde à chaque dépassement, à chaque excès de vitesse, à chaque camion surchargé.
Le bébé de 9 mois n'avait pas encore appris à marcher. Il n'avait jamais connu d'autre Pâques. Cette image-là devrait peser sur les consciences — celles des conducteurs imprudents, celles des responsables de la sécurité routière, celles de tous ceux qui ont le pouvoir d'agir et qui tardent à le faire.









