La prison centrale de Kondengui à Yaoundé fait parler d’elle depuis quelques heures. Au sein de la capitale, les détenues ont été surprises, tout comme tout le monde, de constater que les vidéos à caractère sexuel qu’elles ont tournées se retrouvent sur les réseaux sociaux. La faute à qui ?
Une fuite de sextapes de plusieurs prisonnières de Kondengui s’est produite, rendant tous les regards choqués, chacun se demandant comment cela a-t-il pu se produire ou alors qui a fait une telle chose.
L’utilisation du téléphone portable est-elle permise en prison. Jusque-là, on croyait que non. Mais la nouvelle de la fuite des images intimes jette du discrédit sur cette thèse que les officiels ont toujours soutenu.
Selon des bruits, les personnes qui soudoient les gardiens de prison peuvent avoir quelques droits que les autres n’ont pas dans ce lieu de détention. Ils comprennent l’utilisation de téléphone, la protection contre les agressions d’autres détenus, la bonne alimentation, le bon espace pour dormir et ne pas être coincé, etc.
C’est donc ça le privilège en prison. À la célèbre prison où sont censés être privés de liberté les criminels, le tohubohu est visible. Les vidéos qui circulent sont en provenance du quartier des femmes.
Dans celles-ci, des détenues condamnées à de lourdes peines de prisons apparaissent en tenue d’Adam et Eve dans « des positions géométriques pour le bonheur d’une clientèle fidèle et toujours nombreuse depuis les quartiers des hommes », résume N’zui Manto.
La suite à donner à cette affaire risque d’être déchirante. Une fouille devrait prochainement avoir lieu, si elle ne l’a pas été encore, pour saisir les téléphones qui servent à filmer et à commercialiser ces vidéos au sein de la prison.









