Actualités of Thursday, 26 March 2026

Source: www.camerounweb.com

URGENT : Le SED, Galax Etoga et des hauts gradés de la gendarmerie trainés devant la justice

Le Profe Aba’a Oyono les accuse de violations graves des droits et d’irrégularités dans la procédure Le Profe Aba’a Oyono les accuse de violations graves des droits et d’irrégularités dans la procédure

Le professeur Aba’a Oyono vient de porter plainte contre le patron du Secrétariat d’État à la Défense (SED), Galax Etoga et plusieurs hauts gradés de la gendarmerie nationale camerounaise

En effet, dans sa plainte, l’enseignant dénonce ses conditions de détention et les abus de la part des forces de sécurité. Selon son récit, sa famille aurait été contrainte de remettre ses téléphones portables à un officier avant de pouvoir lui rendre visite, sous menace. Il affirme aussi que ses téléphones ont été saisis et exploités de manière illégale, avec la complicité implicite de la hiérarchie. Le professeur Aba’a Oyono dénonce également un enlèvement orchestré par des services de renseignement, suggérant une coordination entre différentes structures de sécurité de l’État.

Le Profe Aba’a Oyono accuse les autorités de violations graves des droits et d’irrégularités dans la procédure.

« Mon épouse et mes enfants, informés de mon embastillement au Service Central de la Recherche Judiciaire du SED, vinrent alors à ma rencontre le dimanche 26 octobre à 9 heures, moment du début des visites autorisées. A l'accès, le Lieutenant BODO Guillaume Moïse leur exigea la remise de mes téléphones portables préalablement à toute rencontre. L'un de mes garçons lui répondit qu'il ne les possédait pas à l'instant. Il formula alors, à l'adresse de toutes et de tous, qu'ils rentrent chercher ces téléphones s'ils voulaient avoir accès à ma personne. Ce fut une condition impérative qui plus est dictée sous menaces. Contraints de le faire dès lors qu'il était question de s'enquérir de mon état et de mettre à ma disposition vêtements de rechange, nourriture et eau, ils n'avaient d'autre choix que de récupérer les téléphones portables requis et venir les remettre audit Lieutenant BODO Guillaume Moïse.

Ce n'est qu'après cette exécution manu militari que ma famille put avoir accès au supplicié gardé à vue. Et mes deux téléphones portables, saisies au forceps, furent alors exploités par la chaîne organique des personnels du service central des recherches judiciaires visés par la plainte. Il va sans dire que les supérieurs hiérarchiques de ce quatuor décliné dans l'exposé des faits, ne pouvaient en être logiquement informés, en l'occurrence, Sieurs ETOGA Galax Yves Landry, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Défense Chargé de le Gendarmerie et le Général Pierre LOUBA ZAL, Directeur Central de la Coordination à la Gendarmerie Nationale. La forfaiture juridique n'a nullement été par eux invalidée.

De la même manière, le kidnapping effectué par la DGRE et le dépôt du colis humain au SEL masquent mal le lien de connexité entre ces services cloisonnés de l'Etat, la dialectique de la cause et de la conséquence étant manifestement révélatrice. Il n'y a qu'une entente souterraine entre ces organismes de sécurité qui explique pareille mise en cohérence fonctionnelle, mon kidnapping n'ayant pas été exécuté par les agents du Service Central des Recherches Judiciaires.»