Samuel Eto’o pourrait virer l’équipe de communication de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Pourquoi, Jean Ediegne le dit.
Depuis quelques jours, une situation interpelle profondément à la suite d'une décision lourde attribuée au jury disciplinaire de la Fecafoot ayant statué dans l’affaire Colombe du Dja et Lobo vs Panthère du Ndé : match non terminé, défaite par forfait (3-0), 30 millions de francs CFA d’amende, exclusion de la Coupe du Cameroun 2026, suspensions de joueurs, sanctions contre l’encadrement.
Ce communiqué lourd de sanctions circule partout, sauf à un seul endroit : la page officielle de la Fecafoot. Et dans le football moderne, une mauvaise communication peut détruire une bonne action. Voici donc les 10 raisons pour lesquelles une remise à plat de la communication de la Fecafoot devient urgente.
Une information majeure qui circule sans canal officiel. Un communiqué aussi grave circule partout : sanctions lourdes, décisions disciplinaires, impacts sur une saison entière, mais reste introuvable sur la page officielle. Une institution ne peut pas fonctionner sur des rumeurs.
Le doute s’installe : vrai ou faux ? Un document marqué « bon à publier ». Mais aucun démenti, aucune confirmation, aucun éclairage. Le silence devient suspect. Or, en communication, ne pas parler, c’est déjà mal communiquer.
Les clubs informés par les réseaux sociaux. Un club apprend sa sanction en ligne. Ce n’est pas acceptable. Dans le droit sportif, on notifie d’abord, on communique ensuite. Pas l’inverse.
Absence de communication de crise. Quand une situation sensible éclate, aucune prise de parole rapide, aucune stratégie, aucune maîtrise du récit. Résultat, les réseaux dictent la vérité.
Une page officielle sans influence réelle. Soyons francs, la page officielle de la Fecafoot ne fait pas autorité. Peu engageante, peu stratégique, peu crédible. Elle subit l’information au lieu de la contrôler.
Des priorités éditoriales déconnectées. Pendant qu’un sujet majeur secoue le football local : on met en avant des événements secondaires, on amplifie des détails sans enjeu, on ignore les vraies urgences. C’est une erreur stratégique.
Une communication centrée presque uniquement sur les Lions et son président. On a l’impression que la Fecafoot communique surtout quand les Lions jouent ou lorsque Samuel Eto'o assiste à un évènement. Mais le football camerounais, c’est aussi les clubs, les championnats, les acteurs locaux. Les oublier, c’est fragiliser tout le système.
Une confusion dans la hiérarchie de l’information. Certaines publications donnent l’impression que l’image prime sur l’institution, le protocole est mal maîtrisé. Ces détails comptent parce qu’ils construisent ou détruisent la crédibilité.
Une absence de vision claire. Aujourd’hui, difficile de dire quel est l’objectif de la communication de la Fecafoot. Informer ? Valoriser ? Rassurer ? Rien ne semble structuré.
Une perte progressive de confiance C’est le point le plus grave. Quand les clubs doutent, le public doute, les observateurs doutent. La communication devient un problème et non une solution.









