Chantal Biya, la femme de Paul Biya, traite avec plusieurs personnalités du pays, la plupart étant des hommes. L’un d’entre eux est Soumbou Angoula, le DG de l’École nationale d’administration et de magistrature (Enam). Des révélations sont sorties par rapport au lien qu’entretiennent les deux personnes.
Quand il a été nommé, l’on ne savait pas d’où il sortait, où il avait fait l’école. Mais l’on savait simplement que c’était l’un des garçons de course du palais et proche de la famille de la première dame qui s’est retrouvé, comme grâce à la sorcellerie, parachutée à la tête de la plus prestigieuse institution de formation de la haute administration camerounaise.
La catastrophe était prévisible. Soumbou Angoula, puisqu’il s’agit de lui, l’actuel directeur général de l’Enam, est certainement le plus mauvais dirigeant de l’histoire de l’institution. Au grand dam des diplômés d’une institution considérée comme la plus prestigieuse du Cameroun.
Voici encore une autre frappe du DG. Cette fois-ci à l’encontre des enseignants vacataires. Le 3 décembre 1025, l’agent comptable de l’Enam sort un communiqué dans lequel il fait savoir que « les vacations des enseignements comptant pour les premier et second semestre 2024 ont été déposées à la paierie spécialisée du Minesec-Minebub-Minfopra pour virement. L’agent comptable tient à rassurer les bénéficiaires que le virement sera effectif avant la fin du mois de décembre 2025 ».
Tenez-vous tranquilles, nous sommes à quelques jours de 2026, mais c’est en décembre 2025 que Soumbou Angoula annonce qu’il paie les vacations des premiers et second semestre de 2024.
Les enseignants, après tant de mois de souffrance, étaient tous contents. Ils se sont même endettés sauf que jusqu’en mars 2026, ces vacations n’ont pas été payées. On parle la seulement des vacations de 2024.
Mais, Soumbou Angoula dit à tout le monde que rien ne lui arrivera car dit-il, il est proche de la famille présidentielle. Notamment de la première dame, Chantal Biya. Décidément.
Ces révélations de Boris Bertolt tombent à pic, à un moment où le pouvoir de Chantal Biya au sein du sérail commence par se faire voir, jugé comme de plus en plus grandissant, après l’élection de nouveaux présidents à l’Assemblée nationale et au Sénat, deux postes clés où elle a « placé » ses pions, remplaçant les éternels Cavayé Yeguié et Niat Njifenji en qui son mari a beaucoup de confiance.
Paul Biya n’assure plus, ce sont les mots qui reviennent avec insistance depuis le palais de Yaoundé. Il n’est plus au sommet de sa forme, il perd la mémoire et ne serait plus intéressé par ces questions qui le passionnaient tant à l’époque. Chantal Biya prend donc les devants et est celle qui dirige actuellement le pays selon plusieurs sources fiables.









