Il existe de petites choses qu’il faudrait rappeler avec amour à ceux qui « supportent aveuglément » le coach David Pagou, avance le spécialiste de la communication, Jean Ediegnie. Il les publie sur les réseaux sociaux.
Mes chers compatriotes, avant toute chose, soyons clairs. Je respecte David Pagou. Je respecte son parcours. Je respecte son engagement pour le football local. Et voir un entraîneur issu du terroir diriger les Lions indomptables est une fierté nationale.
Le problème offensif dont je vais parler dans cette publication ne date pas d’aujourd’hui. Revenons à un fait simple. Lors de la dernière CAN 2025 au Maroc, le Cameroun a souffert offensivement. Peu de buts, peu d’occasions franches, une animation offensive limitée, même des profils comme Bryan Mbeumo ont semblé mal exploités. Donc quand je parle aujourd’hui, ce n’est ni par haine, ni par jalousie, ni par règlement de comptes. C’est par lucidité. Et surtout par amour du football camerounais.
Voici donc 5 petites choses que j’aimerais rappeler, avec respect, à ceux qui le défendent sans nuance.
Un coach n’est pas au-dessus de l’analyse. À chaque fois qu’on évoque la liste, certains réagissent comme si toute critique était une attaque personnelle. Comme si analyser une sélection était interdit. Pourtant, le football est un débat, la sélection est un choix stratégique et chaque choix a des conséquences. On peut soutenir un coach sans fermer les yeux.
Une sélection nationale n’est pas un laboratoire d’essai. Quand on regarde les chiffres : 10 défenseurs, 3 attaquants. Ce n’est pas un détail. C’est une orientation. Pendant que le Brésil aligne 9 attaquants, la France en convoque 9, le Nigeria en aligne 8, le Cameroun réduit son potentiel offensif. La question est simple. Joue-t-on pour ne pas perdre ou pour gagner ?
Le football moderne récompense l’audace, pas la peur. Aujourd’hui, les grandes nations attaquent, pressent, multiplient les profils offensifs. Même les défenseurs participent au jeu. Mais chez nous, la tendance semble inversée, on sécurise d’abord, on réfléchit ensuite, on attaque rarement. Or, une équipe qui n’attaque pas suffisamment subit plus qu’elle ne domine.
Le déséquilibre est une réalité, ce n'est pas mon opinion. 10 défenseurs pour 3 attaquants, ce n’est pas une interprétation. C’est un fait. Et ce déséquilibre pose problème : manque d’options offensives, difficulté à changer de système en cours de match, dépendance à peu de profils devant. À ce niveau, ce ne sont plus des choix neutres. Ce sont des limites structurelles.
Soutenir, ce n’est pas applaudir tout. Aimer un coach, ce n’est pas dire que tout est parfait. C’est l’aider à voir ce qui peut être amélioré. Car finalement, ce n’est pas Pagou qu’on juge, c’est le Cameroun qu’on représente. Et quand une sélection semble déséquilibrée, il est normal de poser des questions.









