Actualités of Tuesday, 24 March 2026

Source: www.camerounweb.com

Humiliation: le Gouverneur Naseri Paul Béa met fin au désordre du Maire de Yaoundé et donne raison à Célestine Ketcha

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L'arbitrage est venu d'en haut. Après plusieurs jours de bras de fer entre la Mairie de Yaoundé et la ministre de l'Habitat Célestine Ketcha Courtes sur le chantier de réhabilitation du tronçon Madagascar-Entrée Cité Verte, c'est le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Béa, qui a mis fin au blocage ce lundi.

Sur le terrain, la situation était ubuesque : deux entreprises de travaux publics — l'une mandatée par la Mairie, l'autre par la ministre — se faisaient face avec leurs engins, paralysant le chantier au lieu de l'avancer. Le gouverneur a tranché sans ambiguïté : il a ordonné le retrait des engins de la société recrutée par la Mairie, permettant ainsi à l'entreprise mandatée par Ketcha Courtes de reprendre seule les travaux.


La décision du gouverneur s'inscrit dans une urgence qui n'admet plus aucun délai supplémentaire. Le Pape Léon XIV est attendu au Cameroun du 15 au 18 avril 2026, et ce tronçon figure sur son itinéraire à Yaoundé. La Mairie avait accordé à son entreprise une prorogation de deux mois par un ordre de service signé le 17 mars — ce qui aurait repoussé la livraison au 17 mai, soit un mois après la visite papale. Un calendrier manifestement incompatible avec les obligations diplomatiques et protocolaires du Cameroun.

En ordonnant la reprise des travaux sous la supervision de l'entreprise de la ministre, le gouverneur Naseri a tranché en faveur de l'urgence sur les procédures — et implicitement, en faveur de Ketcha Courtes sur Luc Messi Atangana.


La décision constitue un désaveu administratif pour le maire de Yaoundé. Après avoir placé des ouvriers en garde à vue, puis opposé ses propres engins à ceux de la ministre, la Mairie voit son entreprise repoussée du chantier par le plus haut représentant de l'État dans la région. Le message est clair : quand l'image du Cameroun sur la scène internationale est en jeu, les querelles de compétences institutionnelles passent au second rang.