Bandja : des cadres du RDPC et de la Socapalm s'imposent comme chefs de 3ème degré à Balafi en violation des us et des lois — les familles fondatrices spoliées
Bandja (Haut-Nkam), le 23 mars 2026 — Dans le groupement Balafi de l'arrondissement de Bandja, un scandale couve autour de la désignation des chefs traditionnels de 3ème degré. Deux hauts cadres de la Socapalm, Mboudiè Cyprien et Kamta Jules — tous deux beaux-frères du chef de 2ème degré de Balafi récemment installé, et militants du RDPC — assistés de leur avocat Me Gilbert Kamga, se seraient arrogé le titre de chefs de 3ème degré dans deux villages du groupement, en violation flagrante des us et coutumes ancestraux ainsi que des dispositions de la loi n°2019/019 du 25 décembre 2019 et du décret n°2020/480 du 9 novembre 2020 encadrant la désignation des chefs traditionnels. Ignorant la concertation obligatoire prévue par l'article 12 de la loi et qui devait se tenir le 20 mars dernier, ils se vantent, selon des sources locales, du « contrôle total exercé sur la sous-préfète » et somment les familles lésées de « se taire ou disparaître ». Le cas le plus révoltant : Kamta Jules, héritier dans son propre village d'origine, parachuté chef dans un autre village où il n'a aucun ancrage lignager — au détriment du patriarche légitime gardien des terres depuis des siècles. Les grandes familles fondatrices du groupement Balafi, issues d'un découpage récent ordonné par le ministre Atanga Nji, crient au hold-up institutionnel.
Info en continu: HOLD - UP SUR LES CHEFFERIES DE 3EME DEGRÉ DE BALAFI DANS L’ARRONDISSEMENT DE BANDJA PAR DES ÉLITES DU RDPC
Dans le groupement Balafi, dans l'arrondissement de Bandja, la tension est à son comble. Deux hauts cadres de la Socapalm, Mboudiè Cyprien et Kamta Jules, secondés par leur avocat Me Gilbert Kamga – tous militants du RDPC et, pour les deux premiers, beaux-frères du chef de 2e degré de Balafi (arrondissement de Bandja) – s'arrogent le titre de chefs de 3e degré, en totale violation des us et coutumes ancestraux ainsi que de la loi n° 2019/019 du 25 décembre 2019 et du décret n° 2020/480 du 9 novembre 2020 encadrant la désignation des chefs traditionnels.
Ignorant la concertation officielle prévue le 20 mars dernier, ils affirment publiquement se dispenser des consultations obligatoires prévues par l'article 12 de la loi susmentionnée. Leur beau-frère, chef de 2e degré récemment installé, leur a garanti leur nomination à la tête des deux villages pivots de ce groupement tout frais, issu de la décision du ministre Atanga Nji.
Ils se vantent ouvertement du contrôle total exercé sur la sous-préfète et somment les familles lésées de se taire ou de « disparaître ».
Ce chef de 2e degré impose ainsi ses proches comme chefs de 3e degré, spoliant les grandes familles fondatrices du groupement Balafi – un scandale qui profane l'article 18 du décret précité sur la représentativité des lignages. Exemple flagrant : Kamta Jules, héritier direct de son père dans son village d'origine, est parachuté chef dans un autre où il n'a aucun ancrage lignager, se contentant d'un lot concédé par le patriarche légitime, relégué au banc malgré des siècles de garde des terres.
La mainmise des barons du RDPC sur les institutions villageoises est un poison pour la démocratie locale et une autre illustration de la corruption systémique des élites administratives qui gangrène le Cameroun.
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