La courbe ne remonte pas. Selon les dernières données de Transfermarkt, la valeur marchande d'André Onana vient de chuter de 15 à 12 millions d'euros — soit une baisse de 3 millions en une seule mise à jour. Un chiffre qui illustre une dégringolade vertigineuse : le gardien camerounais était encore estimé à 50 millions d'euros il y a un an à peine.
Le contexte explique tout. Après deux années à Manchester United marquées par des erreurs à répétition très médiatisées, Onana avait été prêté à Trabzonspor en septembre 2025. Son prêt ne comprend pas d'option d'achat, ce qui signifie qu'il doit rentrer à Manchester à la fin de la saison. Pendant ce temps à Old Trafford, le Belge Senne Lammens s'est imposé comme numéro un avec une série de performances impressionnantes — compliquant davantage le retour d'Onana.
Les critiques avaient atteint un sommet en avril 2025, quand l'ancien joueur de Manchester United Nemanja Matić avait qualifié Onana de « l'un des pires gardiens de l'histoire du club ». Un jugement sévère, contesté par d'autres, mais qui avait accéléré la prise de décision du club anglais.
Trabzonspor : la renaissance turque, insuffisante pour stopper la chute sur le marché
Onana a retrouvé la forme et un statut de titulaire indiscutable en Süper Lig, livrant une série de performances convaincantes dans les buts de Trabzonspor, troisième du championnat. Le club turc serait même désireux de rendre le transfert permanent, sous réserve d'un accord financier avec Manchester United à un prix raisonnable.
Mais ces bonnes performances en Turquie ne suffisent pas à inverser la tendance sur le marché des transferts. À 29 ans, avec un contrat qui expire en juin 2028 à United, Onana veut se battre pour la place de numéro 1 à son retour, mais il devra déloger Lammens, désormais bien installé — un défi considérable.
Formé à la Samuel Eto'o Academy avant de rejoindre la Masia du FC Barcelone à 14 ans, Onana avait atteint des sommets à l'Inter Milan (finale de la Ligue des Champions 2023) avant son transfert de 43,8 millions d'euros à Manchester United. Sa chute à 12 millions d'euros dit, mieux que tout discours, le coût d'une période de méforme prolongée dans un club sous pression constante.









