Actualités of Wednesday, 18 March 2026

Source: www.camerounweb.com

EXCLUSIF : Paul Biya hausse le ton et s’oppose à la libération d’Amougou Bélinga

L’affaire Martinez Zogo dépasse désormais le cadre d’un simple fait divers judiciaire L’affaire Martinez Zogo dépasse désormais le cadre d’un simple fait divers judiciaire

L’information est contenue dans une correspondance d’une gravité exceptionnelle, à travers laquelle le Secrétaire général de la Présidence de la République transmet des « Très Hautes Instructions » de Paul Biya, concernant l’affaire de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.

Le message est clair, direct, sans ambiguïté : «LE TRIBUNAL MILITAIRE DOIT ALLER JUSQU’AU BOUT DE LA PROCÉDURE … SANS AUCUNE MISE EN LIBERTÉ PROVISOIRE DE QUI QUE CE SOIT.

Derrière la solennité administrative, une question brûle toutes les lèvres : où s’arrête l’autorité politique, où commence l’indépendance de la justice ?

Car en ordonnant de manière aussi précise la conduite d’une procédure judiciaire en cours, le pouvoir exécutif envoie un écho dont certains diront rassurant, d’autres profondément inquiétant.
●Rassurant, pour ceux qui exigent que toute la lumière soit faite sur un crime qui a choqué la nation.
●Inquiétant, pour ceux qui y voient une immixtion directe dans le fonctionnement de la justice.

Dans un État de droit, la justice est censée être rendue au nom du peuple, et non sous instruction, aussi « haute » soit-elle. Pourtant, dans ce dossier ultra-sensible, tout semble indiquer une volonté de contrôle total du processus judiciaire.

Alors, s’agit-il d’un engagement ferme pour éviter toute dérive… ou d’un précédent dangereux qui fragilise l’équilibre des pouvoirs ?

« Le Ministre d'Etat, Secrétaire Général The Minister of State, Secretary General
À
Monsieur le Ministre d'Etat, Ministre de de la Justice, Garde des Sceaux
Yaoundé.

Obiet: Affaire de l'assassinat du Subject journaliste « Martinez Zogo
J'ai l'honneur de vous répercuter les Très Hautes Instructions du Chef de l'Etat vous prescrivant, en ce qui vous concerne, de veiller à ce que le Tribunal Militaire vide sa saisine au fond, sans aucune mise en liberté provisoire et dans le strict respect des règles de la procédure./ »

Une chose est claire, l’affaire Martinez Zogo dépasse désormais le cadre d’un simple fait divers judiciaire. Elle devient un test grandeur nature de la crédibilité des institutions.

Shance Lion