Actualités of Wednesday, 18 March 2026

Source: www.camerounweb.com

Sénat : Begala Mikel Akono, 1ere VP parachutée — le « filet de sécurité » de Chantal Biya en cas de vacance au sommet de l'État

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Le remaniement au sommet du Parlement camerounais n'en finit pas de livrer ses secrets. Au lendemain de la désignation d'Aboubakary Abdoulaye à la présidence du Sénat, un autre nom a émergé dans la recomposition de la chambre haute : celui de Begala Mikel N. épouse Akono, propulsée au poste de première vice-présidente du Sénat — sur instruction, selon nos sources, du clan Nanga, la galaxie politique animée par Chantal Biya et Ferdinand Ngoh Ngoh dans leur bras de fer souterrain avec le clan Bulu de Louis Paul Motaze pour le contrôle de la succession de Paul Biya.


Avant cette nomination, Begala Mikel N. épouse Akono n'occupait pas de position de premier rang. Militante du RDPC, elle était secrétaire au Bureau du Sénat et membre de la commission des affaires culturelles, sociales et familiales — sa première expérience sénatoriale, élue dans la région de l'Est. Née le 11 août 1963 à Yenga-Moloundou dans le département de la Boumba et Ngoko, elle entretient des liens étroits avec la région de l'Est — la même région où Chantal Biya a grandi, à Dimako, chez la famille Baboke.

Le calcul du clan Nanga : un filet de sécurité constitutionnel
La logique du positionnement de Begala Mikel Akono à la première vice-présidence du Sénat dépasse le simple partage de postes. Selon nos sources, c'est un calcul de pure mécanique constitutionnelle : en cas de vacance à la présidence du Sénat — quelle qu'en soit la cause —, c'est elle qui assurait l'intérim. En d'autres termes, le clan Nanga se serait assuré qu'en toute circonstance, même si le Lamido de Rey-Bouba venait à être neutralisé ou empêché, le second de la chambre haute reste une personnalité leur étant acquise.

Une précaution qui, dans la logique d'une recomposition institutionnelle visant à contrôler la succession au sommet de l'État, n'a rien d'une coïncidence.


Ce double positionnement — Aboubakary Abdoulaye à la présidence du Sénat, Begala Mikel Akono à la vice-présidence — serait, selon nos informations, une victoire nette du clan Nanga dans cette phase de la guerre de succession. Le clan opposé, dit clan Bulu, dont le chef de file serait le ministre des Finances Louis Paul Motaze, n'aurait pas obtenu de positionnement équivalent dans cette recomposition parlementaire.

Ces repositionnements institutionnels ne sont pas des fins en soi : ils visent à désigner, à l'intérieur du régime RDPC, celui ou celle qui sera qualifié pour peser sur la transition lorsque l'heure de l'après-Biya sonnera.