Des opérations de sécurité d'une ampleur inhabituelle se dérouleraient ce lundi matin dans plusieurs quartiers de la capitale camerounaise. Selon des informations concordantes circulant sur les réseaux sociaux et relayées par des sources sur le terrain, des éléments des forces de l'ordre procéderaient à des fouilles systématiques maison par maison ainsi qu'à des rafles dans différentes zones de Yaoundé — sans, selon les témoignages recueillis, présentation de mandats de perquisition.
Ces opérations interviennent dans un contexte particulièrement sensible. Trois facteurs semblent converger pour expliquer ce déploiement sécuritaire :
Le premier est l'annonce du retour au Cameroun d'Issa Tchiroma Bakary, candidat à la présidentielle d'octobre 2025, réfugié en Gambie depuis plusieurs mois, qui continue de revendiquer la victoire au scrutin. Son éventuel retour sur le sol national est perçu par les autorités comme un facteur potentiel de mobilisation populaire.
Le second est la tenue prochaine du Sommet de l'Organisation du Commerce, qui doit rassembler à Yaoundé de nombreuses délégations étrangères.
Le troisième, enfin, est la visite annoncée du Pape Léon XIV au Cameroun du 15 au 18 avril 2026 — une présence internationale à fort retentissement médiatique mondial.
Les témoignages recueillis font état de fouilles s'étendant à plusieurs quartiers de la capitale, passés au « peigne fin » selon les termes utilisés par les sources sur place. L'absence alléguée de mandats de perquisition, si elle est avérée, constituerait une violation des garanties procédurales prévues par le droit camerounais.
Les autorités n'ont à ce stade émis aucun communiqué officiel justifiant ou confirmant ces opérations. Aucune réaction n'a non plus été obtenue du côté du camp de Tchiroma Bakary.









