Actualités of Monday, 16 March 2026

Source: www.camerounweb.com

Humiliation et mise à l'écart: Paul Biya et ses éléments déclarés Persona non grata aux obsèques d'Anicet Ekane

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Le ton est catégorique. Dans un communiqué signé ce 16 mars 2026 par le vice-président du Bureau Politique Valentin Dongmo Fils, le Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM) prend publiquement position sur les conditions dans lesquelles se dérouleront les obsèques de son président, Anicet Ekane, décédé le 1er décembre 2025 au Secrétariat d'État à la Défense (SED).

Aucune place, aucune contribution : la rupture est totale
Le MANIDEM est explicite : « Aucune place n'est réservée au gouvernement de la République du Cameroun tout au long des obsèques du président Anicet Ekane. Aucune contribution de quelque nature que ce soit venant du pouvoir de Yaoundé ne sera acceptée. »

Une position qui dit tout du fossé entre le parti du défunt opposant et le régime qu'il a combattu. En refusant non seulement la présence physique des représentants du gouvernement, mais aussi toute aide financière ou logistique de l'État, le MANIDEM entend que les funérailles d'Anicet Ekane restent un moment de recueillement politique cohérent avec le combat de toute une vie.


Le parti ne se contente pas d'une déclaration de principe. Il prévient également que des tentatives d'approche ont déjà été reçues — sous-entendant que des émissaires du pouvoir auraient tenté de s'infiltrer dans l'organisation des obsèques. Face à cela, le MANIDEM est ferme : « Le MANIDEM dénoncera énergiquement toute personne agissant en son nom qui ira à l'encontre de cette décision. »

Une mise en garde interne autant qu'externe, qui signale que le parti veille à ce que personne, au sein même de ses rangs, ne contourne cette ligne de conduite pour des raisons d'intérêt personnel.


Ce communiqué intervient dans un contexte de vive tension entre le MANIDEM et le régime. Anicet Ekane, arrêté dans la foulée de la présidentielle d'octobre 2025, est décédé le 1er décembre 2025 au SED alors qu'il était en détention. Sa famille et son parti contestent les circonstances officielles de sa mort, remettant en cause les conclusions de l'autopsie. Accepter une contribution du gouvernement lors de ses funérailles serait, aux yeux du MANIDEM, une forme d'absolution que le parti refuse d'accorder