La dernière sortie de la première dame Chantal Biya et de sa fille Brenda lors de la commémoration de la 41e édition de la Journée Internationale des droits de la femme continue de faire couler d’encre et de salive. Ces réactions sont essentiellement axées sur la présence de la mannequin brésilienne Layyons Valença, partenaire amoureuse de Brenda Biya.
À l’occasion de la journée internationale de la femme le 8 mars 2026 et conformément à un communiqué du cabinet civil de la présidence de la République, la First Lady Chantal Biya a présidé sur le boulevard du 20 mai à Yaoundé le désormais traditionnel défilé.
La surprise de la « journée de la femme » fut, telle une mauvaise blague, la présence à ses côtés de sa vedette : sa fille Brenda Eyinga (28 ans). En 2024, « Bree » a fait son coming-out comme lesbienne assumée. On s’en souvient, elle avait dévoilé sur Instagram sa relation amoureuse avec la mannequin brésilienne vivant en Suisse Layyons Valença à coups de soutiens tonitruants des multinationales LGBTQ+.
Le mieux que l’on en sache aujourd’hui est que Brenda Biya, star des réseaux sociaux, n’a pas changé d’orientation sexuelle. Au contraire, elle n’a de cesse de multiplier les conquêtes.
Problème, le Cameroun a hérité d’une tradition juridique constante de criminalisation de l’homosexualité. On ne s’amuse pas avec ce symbole, même si on passe par perte et profit son refus apparent de se lever immédiatement pour l’hymne…
On peut affirmer sans se tromper que notre tradition juridique « homophobe » fut une réaction contre la radicalité avec laquelle le colonat français blanc imposait aux indigènes hétérosexuels le viol homosexuel violent ou « consenti » mais systématique sur les Noirs – normal! Le Code noir en avait déjà fait des meubles.
L’humiliation afférente fut, pour ainsi dire, une condition sine qua non de recrutement, de promotion et de punition des Africains par les Blancs. La plupart de nos parents qui ont côtoyé le colonat blanc ont, chacun en ce qui le concerne, été des victimes « promues » du système ou, pour les récalcitrants, des « grillés » à vie. Peu ont échappé.
Le Code pénal camerounais et le droit positif en général furent une réaction de résistance. Ils demeurent un mécanisme juridique de prévention et de protection de la postérité.
L’idée de brandir une lesbienne célèbre sur la tribune officielle est une provocation inacceptable et stupide.
Elle pourrait provenir de l’inculture, de la légèreté, de l’inconscience ou du mépris de la présidence à l’égard des Camerounais — ce qui est régulièrement le cas sous le régime de M. Paul Biya. Elle pourrait résulter de l’entêtement de la première Dame Chantal Biya ayant exigé la présence de sa lesbienne notoire à ses côtés.
Dans ce dernier cas et au-delà de l’incompétence du cabinet civil à éviter l’apologie de la culture LGBTQ+ au sommet de l’État, il faudrait tancer la direction de la sécurité présidentielle. Elle aurait pu rattraper la mise.
En tout état de cause, cette occurrence va rester dans les annales. La justice pénale devra s’en souvenir. La First Lady doit pouvoir en répondre un jour devant un tribunal. Le régime Biya ne sera pas éternel.
Les Camerounais ne paieront jamais pour les choix éducatifs du « panafricaniste » Paul Biya et de son épouse. Ils ont, de leur propre chef, choisi de scolariser leurs enfants en Europe aux frais du contribuable. C’est dans ces institutions européennes huppées et coûteuses — Brenda était interne au Collège du Léman à Genève avec son frère — que leurs enfants ont probablement été happés par la pieuvre. On ne veut pas que Chantal Biya et sa fille lesbienne soient des modèles pour nos enfants.
On ne leur pardonnera jamais le fait de vouloir nous imposer leur philosophie de la modernité Epstein.
Jean-Marc Soboth









