L'affaire prend un tournant inattendu. Alors que Dagobert Nwafo, principal suspect dans l'Affaire Mathis, est derrière les barreaux depuis près d'un an, ses avocats ont pris la parole pour réclamer haut et fort son acquittement — et retourner l'accusation en pointant vers un autre homme que personne n'a encore entendu. La décision du juge est attendue pour le 18 mars 2026.
« Pas de preuves irréfutables » : la défense conteste les fondements du dossier
Lors de leur intervention, les avocats de Dagobert Nwafo ont méthodiquement attaqué les piliers de l'accusation. Premier argument : selon la défense, aucune preuve scientifique formelle n'établit que les traces de sang retrouvées dans le dossier appartiennent effectivement à leur client. Une zone d'ombre technique qui, à leurs yeux, fragilise l'ensemble de la charge qui pèse sur Nwafo.
« Nous plaidons l'acquittement pur et simple », a lancé la défense sans ambages, estimant que la responsabilité pénale de leur client « n'est pas formellement établie ».
Mais c'est le second argument de la défense qui a retenu toutes les attentions. Les avocats ont évoqué la présence dans le dossier d'un certain Messina — présenté comme l'individu qui aurait récupéré le poignard des mains de l'accusé après les faits. Un personnage au cœur de l'affaire, et pourtant : Messina n'a jamais été entendu par le tribunal.
Pour la défense, cette absence soulève des interrogations majeures. Les avocats posent ouvertement la question : cet homme ne pourrait-il pas être le véritable auteur du crime ? Une hypothèse que la défense affirme n'avoir jamais été « sérieusement explorée » au cours de la procédure.
La révélation fait d'autant plus d'effet qu'elle intervient près d'un an après les faits — et que, selon des témoins cités à l'époque, plusieurs personnes avaient vu Dagobert Nwafo en possession d'un poignard au soir du drame, dans un état qui avait frappé tous les esprits.
L'enjeu est considérable. D'un côté, les éléments à charge qui avaient conduit à l'interpellation de Nwafo. De l'autre, les zones d'ombre soulevées par sa défense — l'analyse de sang non formellement attribuée, et surtout ce Messina fantôme qui, s'il existe et s'il a réellement récupéré l'arme du crime, change radicalement la nature de l'affaire.
La décision du juge est attendue le 18 mars 2026. Elle dira si la justice estime que la vérité a été faite — ou si l'instruction a laissé un coupable potentiel dans l'ombre.









