Elle a choisi de parler. Et ses mots sont lourds. La footballeuse camerounaise Abumba Clarisse a brisé le silence ce mercredi pour dénoncer publiquement une campagne de chantage, de menaces et de tentatives d'extorsion dont elle affirme être la cible depuis plusieurs jours. Au cœur de l'affaire : des vidéos produites il y a plus d'un an, alors qu'elle traversait, selon ses propres termes, une période de « dépression extrême » qui l'avait éloignée des terrains et rendue vulnérable à des personnes malveillantes. Des individus qui, dit-elle, ont instrumentalisé sa fragilité pour tenter d'extorquer de l'argent à son manager et détruire sa carrière. Aujourd'hui remise sur pied, entourée de sa famille et soutenue par son entourage sportif, la joueuse affirme ne pas avoir cédé aux intimidations — et prévient : la justice sera saisie.
Chantage, menaces et tentative d’extorsion : la joueuse camerounaise @Abumba Clarisse sort du silence
« Depuis quelques jours, je fais l’objet de chantage, de menaces sous condition et de tentatives d’extorsion en lien avec des vidéos que j’avais produites il y a plus d’un an, sous l’impulsion d’un groupe de personnes qui me laissaient croire qu’ils voulaient mon bien, alors qu’ils ne voulaient que détruire ma carrière.
À cette période de ma vie, je traversais une dépression extrême. Je ne jouais plus au football. J’étais fragilisée, perdue, influençable. Certaines personnes ont profité de cet état pour m’utiliser dans le but d’extorquer de l’argent à mon manager. Elles sont même allées jusqu’à m’encourager à la rébellion contre mes propres parents.
Je tiens à préciser clairement que tout ce qui est dit dans cette vidéo est faux. Ces propos ont été tenus sous la dictée des personnes qui avaient mis sur pied ce coup bas. J’étais manipulée, vulnérable et sous influence.
Grâce à mes parents, à ma famille et à mon entourage sportif, j’ai pu me relever. Ils ont tout mis en œuvre pour me remettre sur le droit chemin. Lorsque j’ai repris mes esprits, j’ai décidé de me séparer de ces personnes qui se sont révélées toxiques pour moi. J’ai repris le football, j’ai repris ma vie en main. D’ailleurs, sur la vidéo publiée par Africa Women Football Pro, on peut clairement voir que je n’étais pas bien, que je n’avais pas bonne mine.
Le plus grave aujourd’hui, c’est que cette vidéo a été remise en circulation sans mon consentement, alors que j’avais expressément demandé sa suppression et qu’il m’avait été confirmé qu’elle l’était. Sa publication intervient après des menaces sous condition et des tentatives d’extorsion auxquelles je n’ai jamais cédé.
Au moment où une procédure engagée par mon père a été réactivée à la DRPJ pour assurer ma protection, mes bourreaux ont choisi de publier cette vidéo, voyant que je refusais de flancher. Il m’a même été rapporté qu’ils ont juré de me créer toutes les complications possibles pour m’empêcher de jouer sereinement au football, et surtout pour m’empêcher d’avoir un jour l’honneur de porter le maillot de notre chère sélection nationale 🇨🇲.
Je tiens à rassurer tout le monde :
- J’ai le soutien total de ma famille.
Mon moral est plus que jamais à bloc.
Je ne me laisserai pas perturber. Ma famille et mon management feront tout ce qu’il faut pour que justice soit faite.
Je reste concentrée sur mon travail, sur le terrain, sur mes objectifs et sur mes rêves.
Que justice soit faite.
Merci à tous pour votre soutien indéfectible.









