Il y a quelques jours, le journal français « Le Monde » a révélé l’existence d’un accord secret entre l’administration Trump et le régime Biya ayant conduit au rapatriement de plusieurs migrants africains vers le Cameroun. Cette semaine, nous apprenons qu’une autre vague de migrants, essentiellement composée de citoyens camerounais, est arrivée à Yaoundé. Accueillis avec rudesse à leur descente d'avion par une escouade de policiers armés jusqu'aux dents, ils sont détenus actuellement dans les cellules de la police judiciaire à Elig Essono dans des conditions scandaleuses.
L’activiste Angie Forbin a pu joindre un d’entre eux qui a accepté de témoigné sous l’anonymat.
Johnny (nom d'emprunt que nous utilisons pour protéger son identité) demandeur d'asile et donc protégé par la loi américaine contre le rapatriement, se rendait en septembre dernier au rendez-vous pour les formalités d'immigration qu'il avait. Il devait s'y présenter avec son avocat.
Il sera interpellé par la police de l’immigration et empêché de discuter avec son avocat. Il sera ensuite transféré dans une prison à la Nouvelle Orléans où il passera 4 mois avant d’être rapatrié lundi dernier au Cameroun, à Yaoundé précisément, par vol spécial, en compagnie d'autres africains parmi lesquels 6 autres camerounais.
Ils seront accueillis avec rudesse à leur descente d'avion par une escouade de policiers armés jusqu'aux dents...Trois autres camerounais vont les y rejoindre quelques jours plus tard.
Nos infortunés ont connu l'enfer à leur embarquement: Ceux qui ont essayé d'opposer la moindre résistance ont été copieusement bastonnés par les policiers des services de l’immigration américaine. Il a d'ailleurs été dit à Johnny qu’elle, la police de l'immigration, s’en foutait de ses biens perdus.
Parmi les dix rapatriés détenus à la PJ se trouve une femme qui, malheureusement, partage la même cellule infecte que ses camarades d'infortune.
Ils sont humiliés, moqués, contrairement aux rapatriés d’autres nationalités qui sont logés dans des maisons.
La police leur dit qu’elle fait des enquêtes pour savoir s’ils ont déjà participé aux casses des ambassades à l’étranger entre autres. Entre temps même de l’eau à boire on ne leur donne pas.









