Des policiers ont eu la mauvaise idée d'arrêter un homme qui roulaient sur sa propre moto, avec les papiers à jour. Il venait d'acquérir une nouvelle moto quelques jours plus tôt. La victime vide son sac auprès du lanceur d'alerte dont il appelle le nom dans le témoignage.
Bonsoir N'zui Manto. Le dimanche 15 février 2026, il est 11 heures quand je rentrais, roulant sur ma moto quasi-neuve pour rendre visite à un membre de ma famille vivant au quartier Fouda à Yaoundé lorsque soudain je fus interpellé par deux individus en tenue de civil non identifiés à bord d'une moto au niveau de Camair-Co de la poste centrale à Yaoundé.
Ils me demandent les papiers de ma moto, je leur montre la facture de la moto et la facture de la carte grise en leur expliquant que je vais faire le reste des papiers progressivement vu que la moto n'a même pas encore deux semaines. Ils me disent que mes papiers sont insuffisants et qu'ils s'en foutent que la moto soit quasi-neuve et que je leur donne 20 000 francs pour, comme dans leur langage, « tuer l'affaire sur place ».
Je réponds que je n'ai pas cette somme sur moi. Ensuite, ils appellent un policier non loin qui vient et confisque la facture de ma carte grise, prend les clés de ma moto et s'avance avec tout cela au commissariat central numéro un de T-Bella tandis que moi je le rejoins avec les deux autres messieurs sur une autre moto.
Arrivé au commissariat central numéro un, je regarde les motos en fourrière et je ne vois pas la mienne. Pris de panique extrême, je demande au policier à voir l'endroit où on a garé ma moto pour me rassurer, lui et son collègue se mettent à me battre de toute leur force, deux policiers sur moi, vu que j'avais peur qu'ils aient fui avec ma moto en ce moment, je ne ressentais plus la douleur de leurs coups de poings, je recevais leurs coups sans riposter.
Ils m'ont blessé à la main et j'ai actuellement de violents maux de tête parce qu'ils m'ont asséné des coups à la tête avec leurs poings. Ils ont déchiré mon pantalon et pris la somme de 30 000 francs qui était à l'intérieur. Actuellement, je suis toujours couché et traumatisé par le choc physique et moral que j'ai reçu.
Je suis resté au commissariat de 11 heures à 17 heures. Un membre de ma famille est venu supplier le chef de patrouille de ces policiers dont le nom est Ekoa Mama Blaise, je l'ai lu sur sa tenue. Ce chef a trimballé le membre de ma famille venu plaider pour moi pendant des heures avant de lui prendre la somme de 100 000 francs.









