La dame concernée est la directrice de la Société de recouvrement de créances du Cameroun. Elle a conclu un bail de 2,7 milliards de francs CFA sur cinq ans, comme le décrit Boris Bertolt dans une intervention que notre rédaction relaie.
L’information était déjà en circulation. Mais un document plus détaillé a filtré. On peut y lire : « Il ressort de l'examen des charges de la SRC que les conditions du contrat de location de l'immeuble actuel qui abrite son siège sont désavantageuses. En effet, le contrat de bail est conclu dans les circonstances suivantes.
Le bail conclu pour l'immeuble présente un loyer mensuel particulièrement élevé de 45 000 000 FCFA : la durée du bail de 5 ans représente un coût total de 2 700 000 000 FCFA. L'absence de possibilité de résiliation anticipée du bail sans pénalités excessives. Le montant est disproportionné par rapport aux besoins réels et aux moyens financiers de la SRC.
La juridiction des comptes observe que la charge locative pèse lourdement sur les finances de la SRC, ce qui entraine une pression sur ses ressources avec des pertes considérables. Ce change évalué à 540 000 000 FCFA par an absorbe près du tiers du produit global d'exploitation de l'entité qui s'élève à 1 824 533 766 FCFA en 2022, toute chose qui provoque des déficits financiers
35 importants malgré les reports irréguliers des charges de fonctionnement de SRC sur les comptes de liquidation. Cette situation est de nature à entrainer des risques budgétaires pour l'État.
Dans le cadre d'une gestion rationnelle, la SRC n'aurait dû libérer l'immeuble, propriété de l'État abritant ses services, que pour s'installer à un bâtiment dont elle est propriétaire ».
Rappelons que l’immeuble en question situé à Bastos est la propriété du député Mbiam Marie Rose Messi qui reçoit en retour des rétro commissions.









