Actualités of Friday, 6 February 2026

Source: www.camerounweb.com

Breaking : Maurice Kamto donne aux Camerounais ce qu'ils voulaient tant

Audace et courage Audace et courage

Encore Maurice Kamto ! À la lecture de cette exclamation, on peut se demander ce que l'homme politique a fait. Réponse dans cette sortie publique du lanceur d'alerte Chouta qui est la même personne derrière l'exclamation.

Comme on le dit trivialement au Cameroun, Maurice Kamto a fini avec. Il a la compétence de la compétence. Son niveau de prolificité et de sagacité est tout simplement surhumain. Malgré les attaques et les foudres qu'il subit au quotidien, l'homme vient de nous sortir un bijou.

Il s'agit d'un nouvel ouvrage intitulé « désormais j'ai changé d'adresse j'habite 237, rue de la révolte ». Plus qu'un titre, c'est un manifeste.

Il est rare qu'un titre de livre claque comme un drapeau que l'on plante en terre inconnue. En choisissant pour intitulé la phrase : « désormais j'ai changé d'adresse j'habite 237, rue de la révolte », Maurice Kamto sort des sentiers battus de la littérature classique pour entrer de plain-pied dans la poésie d'action.

Ce n'est plus seulement un recueil, c'est une nouvelle carte d'identité. En bousculant les codes de la nomenclature urbaine, l'auteur réalise un coup de maître : il transforme le code international du Cameroun (le 237) en un domicile fixe pour la conscience nationale.

Habiter la « Rue de la révolte », c'est proclamer que l'indignation n'est plus un passage éphémère, mais un lieu de résidence permanent. Kamto ne visite pas la colère des siens ; il s'y installe. Il y reçoit. Il y pense le futur.

L'absence de majuscules initiales et de ponctuation dans ce titre-fleuve traduit une urgence. Celle d'un homme qui n'a plus le temps pour les fioritures protocolaires. Ce dépouillement donne au texte une dimension poignante : c'est le cri d'un citoyen qui a laissé derrière lui les salons feutrés pour la dureté du pavé, là où la vérité se dit sans fard.

On louera ici le courage du poète qui, en 2026, refuse la résignation. Maurice Kamto signe une œuvre qui est à la fois un ancrage : le "237" comme socle indéracinable ; un mouvement : le "changement d'adresse" comme refus du statu quo ; un horizon : la "révolte" comme seule issue pour la dignité.