Elles sont faites par Benjamin Zebaze, homme connu dans la sphère médiatique. La crise qui s'est déclenchée au port de Douala, souligne-t-il dans son long texte, illustre bien ce qui nous attend pendant la lente "agonie" du Renouveau.
Pour les abonnés à ma page, je donne quelques pistes de réflexions.
1- Crise au port uniquement ?
Ce qui se passe, à mon avis, dépasse largement le port de Douala et vise le contrôle total du pays au moment où le chef d'État n'est plus que l'ombre de lui-même.
Les affaires comme celle dite "Martinez Zogo" illustre bien mes propos et de nombreux Camerounais vont y laisser leur peau.
2- Quels sont les protagonistes ?
Ne vous fiez pas aux apparences car au-delà des figurants qui apparaissent devant nos yeux, il s'agit d'une lutte sournoise entre un clan dirigé par un "jupon" et un autre par une "paire de lunettes" de luxe. La proximité de ces deux "leaders" d'avec le "patron" rend cette bataille très incertaine et surtout ravageuse.
C'est exactement comme dans une polygamie où les représentants des 2 épouses se crêpent les chignons, certain chacun de son poids auprès d'un époux fatigué.
3- Quel conflit les oppose ?
On a juste à faire à des prédateurs qui, malgré tout ce qu'ils ont puisé dans les caisses de l'État, ne sont pas satisfaits.
Nous avons tous lu ou entendu les représentants des deux camps : aucun n'insiste sur les intérêts du pays. Ils pourraient par exemple nous dire en quoi l'offre de SGS ou de TransAtlantic est meilleure pour les Camerounais mais, on voit juste que la devise est : "quitte de la, pour que je m'installe".
4- Bal de crétins et des cancres
En réalité, il s'agit juste de deux associations de crétins et de cancres qui ne savent rien faire d'autre que de sucer au maximum, les "mamelles" de l'État.
On me dit souvent, sur cette page, que pour moi, tout le monde autour de Biya est mauvais : c'est faux puisque quand c'est bon, je le dis.
Regardez ce qu'a réalisé le directeur de la CNPS ; je ne l'aime pas particulièrement mais ce qu'il a fait pour améliorer le calvaire des retraités mérite le respect : plus de files d'attente, mensualisation des retraites...
5- Un Général dans la boue
Je me demande où on a déjà vu ça sur cette terre. un chef d'État-major particulier du chef d'État passer par-dessus la tête du gouvernement pour donner des instructions à un démembrement de l' administration civile ?
Pourquoi d'ailleurs s'étonner quand on a vu Paul Biya chez lui avec une montagne de parapheurs dans une espèce de réduit avec ses sœurs "lourdement" âgées ? Elles pouvaient sortir de là et écrire aussi au Premier Ministre pour lui annoncer qu'il est demi de ses fonctions ou donner des instructions fermes. C'est ce qui arrive lorsqu'on confond famille, village et État.
6- Un Général ministre de la Défense
Il y a quelques temps, une rumeur a circulé indiquant que le futur ministre de la Défense serait un Général. Ce sont les méthodes du RDPC depuis des années : on fait fuiter ce genre d'informations pour voir la réaction du peuple. Surveillez bien le futur Mindef et le Général Amougou
7- Que peut le Premier ministre Dion Ngute ?
Ce dernier n'est pas suicidaire car il se sait à l'étroit malgré son costume de Premier Ministre. Mais, il ne s'est pas avancé dans cette affaire sans un minimum de garanties. Néanmoins, le fait est que le camp opposé a, semble-t-il, fait un pas en avant en retirant le matériel de SGS du port malgré ses instructions en fin de semaine dernière.
Beaucoup pensent qu'il ne lui reste plus qu'à envoyer l'armée sur place : c'est techniquement impossible car l'armée ne dépend pas du gouvernement, mais de la Présidence de la République, entre les mains de son pire adversaire puisque le chef d'État ne sait plus tout à fait comment il s'appelle.
8- Le contrat de la discorde
Sur le plan principiel, le ministre Motaze a raison. On voit bien qu'on a perdu des milliards pour des contrats rompus abusivement dans le football, les péages routiers... Faire de même avec une autre multi nationale risquerait de nous coûter excessivement cher au moment où les caisses sont vides.
Mais quels sont les idiots où les malhonnêtes qui ont accepté un tel contrat au nom du Cameroun ? J'ai toujours pensé que le ministre Ousmane Mey était un des rares "presque honnête " de ce gouvernement : quand je vois son nom en dessous d'un tel contrat, je suis abattu. Il devra s'expliquer un jour tout comme Motaze qui, je crois, avait fixé les "clefs de répartition" de la manne financière.
9- Qui va sortir vainqueur de cette bataille de chiffonniers ?
Difficile à dire : autrefois une telle querelle se réglait par un duel à l'épée avec mort d'homme. Aujourd'hui, on est moins élégant et plus sauvage de telle sorte que le risque est grand pour que tout cela se termine par un affrontement à la kalachnikov.
Pour me mouiller un peu, je pense que le clan Ngoh Ngoh a le plus de cartes en mains puisqu'on sait qu'un "jupon" est toujours plus "sexy" qu'une jolie paire de "lunettes", même bien ajustée.
10- La publication du gouvernement
Dans un tel contexte, qui peut parier que le nouveau gouvernement sortira avant le 11 février ? Si ce n'est pas le cas, quelle catastrophe ce serait !
Paradoxalement, c'est la publication de la liste de ce gouvernement qui risque de lancer à grande échelle, les hostilités car Paul Biya peut bien signer une liste de ministres et la CRTV publie une autre.
11- La date des élections locales
J'ai peur que les élections locales soient renvoyées sine die car, contrairement à ce que l'on pense, elles vont mettre le feu au RDPC plus que dans les autres partis : ce qui s'est passé au Sud lors des élections régionales est simplement un avant-goût.
12- Le pouvoir "Ekang" a l'œuvre
Dieudonné Essomba est sans aucun doute, le Camerounais qui se bat le plus pour promouvoir le "sigle" Ekang : toute cette énergie vise juste à regrouper la plupart des ethnies qui composent les régions du Centre et du Sud au cas où.
Lui comme beaucoup des siens, ne cessent de nous rappeler qu'après Biya, ce sera Biya et qu'aucun allogène ne s'installera un jour à Etoudi.
Quand on leur rappelle que c'est ce type de raisonnement qui fait qu'on retrouve les mêmes noms dans tous ou presque les scandales au sommet de l'administration, ils deviennent fous.
Dans cette affaire du port autonome de Douala, qui d'autre qu'un "Ekang" proche de la famille présidentielle aurait osé un tel comportement ? Qui aurait refusé de respecter les "hautes instructions " du président de la République ou celles du premier ministre, chef du gouvernement ?
J'attends leur réponse et que Mathias Owona Nguini ne vienne pas nous demander d'être prudent alors que lorsqu'il faut "massacrer" ses frères bamilékés, Maurice Kamto, le MRC, sa main ne tremble pas devant n'importe quelle majuscule.









