Samuel Dieudonné Ivaha Diboa campe sur sa décision de suspendre le processus électoral de la FECAVOLLEY dans sa région
La crise qui secoue la Fédération Camerounaise de Volleyball (FECAVOLLEY) prend une tournure inattendue. Malgré la correspondance officielle du Ministre des Sports et de l'Éducation Physique rappelant la légitimité de Bello Bourdane, le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboa, maintient fermement sa décision de suspendre le processus électoral dans sa circonscription administrative.
La lettre du Pr. Narcisse Mouelle Kombi, datée du 2 février 2026, qui validait l'élection de M. Bello Bourdane et demandait au gouverneur de faciliter le déroulement du processus électoral, n'aura pas produit l'effet escompté. Le chef de l'exécutif régional du Littoral avait déjà, avant même la réception de cette correspondance ministérielle, opposé un refus catégorique aux activités qu'il qualifie d'« illégales » au sein de la FECAVOLLEY.
Une rencontre s'est effectivement tenue autour de ce dossier sensible. Mais loin d'amorcer un dégel, cette réunion n'a fait que confirmer la position initiale du gouverneur. À l'issue des échanges, Samuel Dieudonné Ivaha Diboa a maintenu les mesures de suspension déjà annoncées le 24 janvier dernier, réaffirmant son attachement au respect de la loi, de l'ordre public et des textes en vigueur dans la région du Littoral.
Cette séquence révèle une approche méthodique de l'autorité administrative régionale : refuser d'abord, écouter ensuite, puis confirmer sa décision initiale. Une posture qui, selon l'entourage du gouverneur, s'inscrit dans le souci de préserver la légalité et l'autorité de l'État dans la gestion du volleyball camerounais.
Cette situation crée une configuration inhabituelle où une autorité déconcentrée de l'État semble résister aux directives d'un membre du gouvernement. Le gouverneur du Littoral s'appuie vraisemblablement sur ses prérogatives en matière de maintien de l'ordre public et de respect de la légalité dans sa circonscription pour justifier sa position.
Plusieurs interrogations demeurent : sur quelle base juridique le gouverneur fonde-t-il son appréciation d'« illégalité » des activités de la FECAVOLLEY, alors que le MINSEP a rappelé les multiples homologations (ministérielle, du CNOSC, de la CAVB et de la FIVB) ? Comment se résoudra ce conflit d'interprétation entre l'autorité de tutelle sectorielle et l'autorité administrative territoriale ? Le Premier Ministre ou la Présidence de la
En attendant, le processus de renouvellement des instances de la Ligue Régionale du Littoral reste bloqué, plongeant le volleyball camerounais dans une crise institutionnelle dont l'issue reste incertaine.









