Nous dénonçons une guerre des clans depuis des jours maintenant, avec des tiraillements entre deux clans qui s'opposent : celui de Louis-Paul Motaze et celui de Ferdinand Ngoh Ngoh. Paul Chouta, lanceur d'alerte très intéressé par cette question, revient avec une nouveauté : « la riposte du camp Motaze face à celui de Ngoh Ngoh ». Lecture !
La bataille qui oppose le clan Motaze (FC Ligne 94) au clan Ngoh Ngoh (FC Task force) au port de Douala est rude. Alors que FC Task force, à travers Cyrus Ngo'o, le directeur du port de Douala cherche un apaisement, une espèce de gentlemen agreement (du genre je mange, tu manges. Nous mangeons et restons en paix), FC Ligne 94 ne veut rien entendre.
Ce qui ressort dans cette correspondance datée de ce 4 février 2026, adressée par la directrice générale de SGS Cameroun, Patricia Nzondjou, au directeur général du port autonome de Douala (PAD).
Le cœur du litige. SGS récuse l'ordre du jour d'une séance de travail convoquée par le PAD. Bien que la SGS accepte le principe de la reprise de ses activités d'inspection par scanning (conformément aux directives du Premier ministre datant de fin janvier 2026), elle refuse de discuter des points ajoutés par le PAD qu'elle juge hors de propos ou hors de sa compétence.
Les points que la SGS refuse d'aborder avec le PAD : les modalités d'octroi de son autorisation d'exercer, les conditions d'occupation du domaine public portuaire, l'impact de son activité sur les délais de passage des marchandises, l'hypothèse d'une collaboration avec la société TransAtlantic.D S.A...
Il faut rappeler que dans cet affrontement au port de Douala, SGS appartient au clan Motaze et TransAtalntic D. SA au clan Ngoh Ngoh. Une bataille d'influence et de compétence. Cette correspondance révèle une tension profonde et une "guerre de tranchées" administrative entre les deux clans sus mentionnés.
SGS de Motaze s'appuie sur la hiérarchie gouvernementale (le Premier ministre et le ministre des Finances) pour limiter le pouvoir d'influence du PAD. En affirmant qu'elle n'a "pas qualité" pour discuter de certains points de fond avec le PAD, la SGS signifie que son seul interlocuteur légitime pour le contrat est l'État (le gouvernement, donc le Premier ministre, membre de FC Ligne 94), et non, Cyrus Ngo'o, directeur du port (membre de FC Task force).
Le refus catégorique d'examiner une collaboration avec TransAtlantic.D S.A. de Ngoh Ngoh suggère que le PAD tente d'introduire un partenaire tiers dans le processus de scanning. SGS bloque cette tentative en rappelant que de telles discussions doivent se tenir au niveau gouvernemental.
Le PAD semble vouloir renégocier les conditions d'exercice de la SGS (occupation du domaine, coûts logistiques, délais) en s'appuyant sur un décret de 2019. SGS répond par une fin de non-recevoir, exigeant que l'ordre du jour soit "limité exclusivement" à l'organisation pratique de la reprise du scanning, excluant toute remise en cause de son statut ou de ses tarifs.
Cette correspondance de SGS à l'endroit de Cyrus Ngo'o 'est un document de résistance bureaucratique. SGS cherche à sanctuariser son retour au port de Douala-Bonabéri en se protégeant derrière les instructions du Premier Ministre, tout en neutralisant les velléités du port de Douala de durcir ses conditions d'exploitation ou de lui imposer des partenaires locaux.
Ce qu'il faut retenir dans cette bataille est qu'il n'y a personne pour trancher. Le dictateur Paul Biya n'existe plus. Il est devenu l'ombre de lui-même. C'est un has been.









