Actualités of Monday, 26 January 2026

Source: www.camerounweb.com

Attaque des miliciens du RDPC contre le MRC : Le peuple se prépare

Cet incident intervient quelques mois des élections locales et législatives Cet incident intervient quelques mois des élections locales et législatives

Des miliciens soupçonnés proches du parti au pouvoir, le RDPC, ont semé du désordre au lieu de l’assemblée générale malgré une déclaration de réunion faite en bonne et due forme par le parti de Maurice Kamto.

Cet incident intervient quelques mois des élections locales et législatives auxquelles le Mouvement pour la renaissance du Cameroun a décidé de participer malgré l’appel au boycott du candidat malheureux à la dernière présidentielle, Issa Tchiroma Bakary, aujourd’hui en exil en Gambie.

Pour la défense de l’État de droit et des élections libres au Cameroun

Ce qui s’est produit à Mbouda n’est ni un fait divers, ni un simple incident politique. C’est un signal d’alarme démocratique.

Une Assemblée Générale du MRC, déclarée et autorisée, a été brutalement perturbée par un groupe d’individus manifestement instrumentalisés, qui ont fait irruption dans la salle, détruit du matériel, semé la panique, avant de repartir tranquillement sous la protection passive de forces de l’ordre pourtant présentes sur les lieux.
Ces individus, loin d’être des citoyens ordinaires ou des « prisonniers politiques » réclamant justice, ont agi comme des agents du chaos, exécutant une mission de sabotage politique.

1. Ce qui s’est passé n’est pas anodin

Aucun habitant, aucun citoyen lambda, aucun détenu politique n’a reconnu ces individus comme étant issus de la population locale.
Leur mode opératoire, leur coordination, leur protection tacite et leur départ organisé à bord de véhicules de luxe indiquent clairement une manœuvre planifiée, soutenue par des élites locales acquises au régime RDPC, paniquées par la montée en puissance du MRC.
Quand on ne peut plus gagner par les urnes, on cherche à empêcher les urnes.

2. Le silence complice des forces de l’ordre est une faute grave

Les forces de sécurité ne peuvent pas se réfugier derrière l’argument fallacieux selon lequel elles « ne se mêlent pas de politique ».
Leur mission n’est pas politique, elle est républicaine.
Les textes internationaux sont clairs : Les forces de l’ordre ont l’obligation de servir la communauté, de protéger la dignité humaine, de garantir les droits fondamentaux, dont le droit de réunion, de participation politique et d’expression et de combattre toute forme d’intimidation, de corruption et de fraude électorale.

En laissant faire, elles ne sont plus neutres : elles prennent parti contre la démocratie.

3. Saboter une réunion politique, c’est saboter l’élection

Des élections libres et transparentes ne commencent pas le jour du vote.
Elles se construisent à travers : la liberté d’organiser des réunions politiques, l’égalité d’accès à l’espace public, la sécurité des militants, l’impartialité de l’administration et des forces de sécurité, le respect des droits humains.

Empêcher un parti de se réunir aujourd’hui, c’est fausser l’élection de demain.

4. La peur comme stratégie révèle une faiblesse

Ce recours à la violence indirecte et au désordre n’est pas une démonstration de force.
C’est l’aveu d’une peur électorale.
Ceux qui savent qu’ils ne feront pas le poids face au peuple organisé cherchent à créer le chaos, à provoquer des réactions, à justifier demain la répression ou même le report des échéances électorales.

Mais l’histoire est claire :
-On ne combat pas une idée avec des nervis.
-On ne bat pas un état d’esprit par l’intimidation.

5. Le MRC est un état d’esprit, pas une salle

Qu’on monte ou qu’on descende, qu’on autorise ou qu’on interdise, le MRC n’est plus un simple parti : c’est une conscience citoyenne.

Les Camerounais savent désormais que : leurs droits ne sont pas des faveurs, la démocratie ne se mendie pas, la souveraineté populaire se défend par l’organisation, la discipline et la vigilance.

6. Appel à la mobilisation citoyenne responsable

Face à ces provocations, la réponse ne doit pas être la violence, mais : la documentation systématique des abus, la mobilisation pacifique et massive, la solidarité entre citoyens, au-delà des clivages, la vigilance lors des prochaines réunions et activités politiques, dans le strict respect de la loi, l’interpellation nationale et internationale sur le comportement des autorités et des forces de sécurité.

La paix durable ne naît pas de la peur, mais de la justice, de la neutralité de l’État et du respect de la volonté populaire.

Conclusion

Ce qui s’est passé à Mbouda concerne tous les Camerounais, quelle que soit leur affiliation politique.
Car aujourd’hui c’est le MRC, demain ce peut être n’importe quel citoyen.
Défendre le droit d’un parti à se réunir, c’est défendre le droit du peuple à choisir librement.
Défendre des élections libres, c’est défendre l’avenir du Cameroun.
Le peuple observe. Le peuple apprend. Et le peuple se prépare — pacifiquement, lucidement, déterminé.

Mayor Cyrille