Le patron de Naja Tv fait de nouvelles révélations sur les vraies raisons de l’arrestation de son journaliste présentateur Brand Kamga et son incarcération à la prison centrale de Yaoundé. Selon Jean-Bruno Tagne, qui demande la libération du journaliste, « Annette Josiane Wandji Njikeu a décidé de se servir de la justice pour faire morfler le journaliste de Naja Tv, « coupable » à ses yeux d’avoir entamé une enquête embarrassante sur les accusations d’escroquerie, de faux et usage de faux portées contre elle par un certain Denis Gréard, de nationalité française. »
Libérez Brand Kamga !
Mon collègue Brand Kamga est incarcéré à la prison centrale de Kondengui. Il y croupit depuis le 19 janvier 2026, à la suite d’une plainte de madame Annette Josiane Wandji Njikeu. Brand est accusé de « tentative d’enlèvement » d’un enfant. Pas moins.
La grossièreté de cette accusation, qui ne repose sur rien de sérieux, aurait pu faire rire si un mari, un père de famille, ne se retrouvait injustement dans la prison infecte de Kondengui, se demandant chaque jour ce qu’il a bien pu faire pour mériter une telle injustice.
Depuis le début de cette affaire, j’ai fait le choix de me taire. Non pas par indifférence quant au sort de mon collègue, mais par respect pour la justice et parce que j’ai privilégié la voie discrète de la discussion avec la plaignante et sa famille, convaincu qu’il y avait certainement une grosse méprise quelque part. Car je peine à voir Brand Kamga dans la peau d’un dangereux criminel qui tenterait d’enlever un enfant pour je ne sais quel dessein obscur.
Face à la mauvaise foi de dame Wandji Njikeu et à sa volonté d’en découdre avec Brand Kamga, je me vois dans l’obligation de faire cette sortie pour non seulement apporter tout mon soutien à mon collègue, mais aussi exprimer ma stupéfaction quant à la légèreté et la facilité avec lesquelles un magistrat décide d’écrouer un homme pour une accusation aussi grotesque. Il est pourtant bien connu qu’en matière pénale, la liberté est le principe et l’incarcération l’exception, et qu’un homme ne peut être privé de liberté que lorsque les charges retenues contre lui dépassent tout doute raisonnable…
Parmi les accusations, Annette Josiane Wandji Njikeu — qui se trouve en ce moment au Nigéria — prétend avoir fui le Cameroun pour échapper au « harcèlement » dont elle se dit victime de la part de Brand Kamga. Et dans sa fuite, elle a quand même laissé derrière elle l’enfant qu’elle accuse le journaliste de vouloir enlever. Allez comprendre.
En réalité, Annette Josiane Wandji Njikeu a décidé de se servir de la justice pour faire morfler le journaliste de Naja Tv, « coupable » à ses yeux d’avoir entamé une enquête embarrassante sur les accusations d’escroquerie, de faux et usage de faux portées contre elle par un certain Denis Gréard, de nationalité française.
Cet homme, avec qui elle entretenait une intrigue amoureuse, accuse la dame de lui avoir extorqué de grosses sommes d’argent, d’avoir falsifié l’acte de naissance de sa fille pour lui en attribuer la paternité, etc. C’est donc parce que Brand Kamga travaillait sur cette enquête et — en bon professionnel — était entré en contact avec la mise-en-cause pour avoir sa version des faits, qu’il se retrouve aujourd’hui en prison pour « tentative d’enlèvement d’enfant ».
Je me demande bien par quelle alchimie elle a réussi à faire gober son histoire cousue de fil blanc à des magistrats, au point qu’ils ont décidé, sans aucune autre forme de procès, d’emprisonner le journaliste.
J’en appelle très respectueusement à la libération de Brand Kamga. Il n’est coupable de rien. Sa place est auprès de sa tendre femme, de ses jeunes enfants et de ses collègues. Il n’a rien à faire à la prison centrale de Kondengui.
Jean-Bruno Tagne









