Actualités of Monday, 26 January 2026

Source: www.camerounweb.com

Violence d’État : Un puissant comité mis en place pour combattre le régime Biya

'La violence d’État n’est pas la réponse aux problèmes du Cameroun' 'La violence d’État n’est pas la réponse aux problèmes du Cameroun'

Suite aux actes de violence auxquels les camerounais ont été victimes lors de la crise post-électorale, un Comité Citoyen pour la Défense et l’Assistance des Prisonniers Politiques (COCIDAP), se met en place afin d’empêcher le pouvoir RDPC de banaliser l’usage de la violence, à travers des tueries et des emprisonnements, à l’occasion des protestations pacifiques !

Lisons :

APPEL

La violence d’État n’est pas la réponse aux problèmes du Cameroun !

La situation post-électorale, marquée par l’extrême violence du pouvoir de Biya, nous impose un bref récapitulatif des plus récents événements dans notre pays :
• En 2008 on a tué près d’une centaine de jeunes qui étaient descendus dans les rues pour exprimer leur mécontentement, de nombreux autres jeunes se sont retrouvés en prison.

• Depuis 2016, le Kamerun est sévèrement endeuillé par la guerre interminable du NOSO.
Des populations civiles tombent, et aussi nos militaires et des combattants séparatistes.
Nombre de séparatistes, ou soupçonnés comme tels croupissent dans les prisons. C’est le cas par exemple de Ayuk Tabe et ses compagnons en cellule depuis 2018.

• À la suite de l’élection présidentielle de 2018, des militants du MRC principalement, mais d’autres activistes aussi, ayant protesté contre les résultats du scrutin se sont retrouvés en prison. Une vingtaine d’entre eux viennent seulement d’être libérés après 5 années de détention et d’autres y sont encore. Le Président du MRC Maurice Kamto lui-même et certains de ses proches compagnons ont été enfermés pendant près d’une année.

• À la suite de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, au cours de laquelle la vigilance des électeurs lors du comptage des voix dans les bureaux de vote a permis d’établir la victoire sans conteste de Issa Tchiroma Bakary, et suite à la proclamation de la victoire de Paul Biya par un Conseil Constitutionnel qui est à son service, de nombreuses personnes ont à nouveau marqué leur protestation dans les rues. On parle aujourd’hui de 48 tués et de plus de 2000 détenus parmi lesquels des mineurs et des femmes enceintes, et depuis le 1er décembre 2025 nous sommes tous sous le coup de la nouvelle de la mort d’Anicet Ekanè, mort survenue lors de sa détention au Secrétariat d’État à la Défense (SED) à Yaoundé.

NE LAISSONS PAS LE POUVOIR RDPC BANALISER L’USAGE DE LA VIOLENCE, À TRAVERS DES TUERIES ET DES EMPRISONNEMENTS, À L’OCCASION DES PROTESTATIONS PACIFIQUES !

C’est pour cela que nous, signataires du présent APPEL, demandons aux démocrates, aux militants des partis politiques, aux femmes et hommes chargés de défendre le droit dans notre pays, aux organisations humanitaires, aux autorités religieuses, aux parents et amis des personnes actuellement détenues ainsi qu’aux intellectuels de notre pays, de nous rejoindre pour la constitution du Comité Citoyen pour la Défense et l’Assistance des Prisonniers Politiques (COCIDAP), et en anglais : Citizen Committee for the Defense and Assistance of Political Prisoners (CICODAP).

Signataires de l’APPEL :

• Me Alice Kom
• Augusta Epanya
• Makini Tchameni épouse Djeukam Tchameni
• Marianne Ekanè
• Henriette Ekwè (ex-détenue politique)
• Ekambi Dibonguè David (ex-détenu politique de Tcholliré)
• Alexis Ndema Samè (ex-détenu politique)
• Père Ludovic Lado
• Moïse Essoh
• Albert Moutoudou
• Un Monde Avenir
• Pr. Jean-Baptiste Fotso Djemo (Enseignant de psychopathologie, Psychologue – Psychanaliste)
• Marie-Louise Eteki-Otabela (Femme politique)
• Rose Ndengue (Universitaire)
• Jean Genestar Priso (Président du Groupement des Entrepreneurs du Digital pour le Cameroun / GEDCAM)
• Docteur Siméon Kuissu (ancien Secrétaire Général de l’UPC)
• Peaux Noires Ligne Rouge
• Joky Alexandre (ex-détenu politique)
• Bergeline Domou
• Charlotte Lalanne Ekanè
• Vincent Nkong Njock


Suivons les propos d’Albert Moutoudou président de l’UPC MANIDEM.