Les défis sécuritaires s’accentuent de jour en jour sur toute l’étendue du territoire camerounais. Après Boko Haram, c’est au tour des combattants de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) de lancer des attaques contre des positions de l’armée camerounaise dans la partie septentrionale du pays.
En effet, selonn les informations de sources sécuritaires, les combattants d’ISWAP ont lancé un assaut contre deux positions de l’armée camerounaise dans la localité insulaire de Darak, sur le lac Tchad. Les terroristes ont attaqué le camp principal et un site militaire adjacent.
Après un bref affrontement, les soldats camerounais se sont retirés, permettant aux assaillants d’incendier les installations et de s’emparer d’une importante quantité d’armes, de munitions et probablement d’autres matériels.
Darak, située dans une zone lacustre difficile d’accès, est régulièrement visée par les groupes jihadistes du bassin du lac Tchad en raison de sa position stratégique.
Cette violente attaque illustre la capacité persistante d’ISWAP à mener des opérations coordonnées et mobiles dans la région.
Ni bilan humain ni confirmation officielle détaillée n’ont été communiqués à ce stade par les autorités camerounaises ou la Force multinationale mixte (FMM) qui opèrent dans la région.
L’attaque s’inscrit dans une recrudescence des actions jihadistes dans l’Extrême-Nord du Cameroun et les zones frontalières avec le Nigeria.









