Les hautes instructions du président de la république camerounaise ne sont que l'ombre d'elles-mêmes. Dans tous les domaines, les ministres et autres personnalités du pays refusent d'exécuter ou parfois sabotent les instructions de Paul Biya, ce qui dressent le peuple contre ce dernier.
C’est vraiment incroyable ce que l’on vit au Cameroun depuis des années : pénuries artificielles de carburant, délestages d’eau et d’électricité ; même le ramassage des ordures ménagères dans les villes pose problème.
Quand il s’agit de trahir les hautes instructions et de manipuler le discours du président pour servir leurs intérêts égoïstes, ils sont forts. Depuis le 31 décembre 2023, date à laquelle le président de la République, dans son discours, a demandé au gouvernement de travailler avec les communes pour débarrasser les villes des ordures, rien n’a changé. Au contraire, ce sont des milliards que l’on continue de verser à Hysacam, une entreprise moribonde qui se moque du bien-être des populations, et à qui le Trésor public offre chaque année des camions et des engins à coups de milliards.
Voici ce que le président de la République a dit dès 2023 :
« En outre, face à la dégradation de la situation en la matière, j’ai prescrit au Gouvernement de trouver en urgence une solution pérenne au problème du ramassage des ordures ménagères dans nos villes, en collaboration avec les communes et les communautés urbaines. », Paul Biya, président de la République.
Avait-il besoin d’en arriver là, au point d’insérer dans son discours de fin d’année une instruction ferme pour nettoyer les villes ?
Deux ans après, personne n’a jamais vu la ministre de l’Urbanisme faire le moindre commentaire, alors que les deux capitales du pays sont devenues des villes-poubelles. Ce qui l’intéresse, c’est plutôt l’autoroute de 12 km à 400 milliards de FCFA.
De la même manière ils ont obligé le président de la République à signer un décret pour interdire le financement des projets immatures. Vous les voyez en veste parler le cela français à la télé, mais passaient le temps à financer les projets bancales, ce qui avait fait exploser la dette du Cameroun.
Vivement la purge.
Albin Njilo









