Actualités of Tuesday, 20 January 2026

Source: www.camerounweb.com

Décision : Ferdinand Ngoh Ngoh face à un cas urgent, la population retient son souffle

Situation urgente Situation urgente

Le média L’Indépendant, dans son numéro 993, éclaire la lanterne des Camerounais. Le journal parle de la situation financière des travailleurs et de ce qui est judicieux à faire au cours de cette année. Le très proche collaborateur, Ferdinand Ngoh Ngoh a déjà été saisi.

Les revendications survenues en 2023 dans le secteur public de l’enseignant du secondaire ont ramené en surface la problématique de la gestion prévisionnelle des effectifs dans la Fonction publique. Considérée toujours comme la principale pourvoyeuse d’emplois à la jeunesse camerounaise, l’administration publique semble aujourd’hui à la croisée des chemins.

Après le gel des recrutements observé dans les années 90, avec les plans d’ajustement structurel et la dévaluation du franc CFA, l’ouverture des vannes depuis une décennie conduit visiblement, de nouveau, la Fonction publique au seuil de la saturation. En principe, selon les usages, les plans de recrutement actualisés chaque année tiennent compte des besoins de chaque administration utilisatrice.

Les arbitrages opérés par les services du Premier ministre permettent de prendre en compte la soutenabilité budgétaire des effectifs à recruter. Mais la multiplication des écoles de formation (ENS, Enset, Enieg, facultés de médecine, etc.) depuis quelques années et le recrutement massif des lauréats qui en sortent obéissent-ils toujours à la méthodologie décrite plus haut ? À voir.

Dans une correspondance adressée le 10 décembre 2020 au secrétaire général de la présidence de la République, le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, se montrait déjà réservé sur la soutenabilité budgétaire d’un recrutement massif opéré discrètement par le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra).

Tout serait parti d’une volonté de régularisation de la situation administrative des agents temporaires en service à l’intendance de la présidence de la République. Pour des raisons qu’on ignorait, le recrutement s’était étendu à d’autres administrations, sans faire l’objet de publicité. Ce qui portera en fin de compte le nombre total de personnels relevant du Code du travail à recruter à 12 362.

La correspondance du Minfi, précisait que la validation des dossiers de 12 362 personnels déjà enregistrés au Minfopra ne pourra être soutenable qu’à trois conditions. Le Minfi va suggérer tout d’abord que les dates d’effet de ces recrutements soient échelonnées de manière suivante : le 2 janvier 2019 pour les 4246 premiers agents aux contrats déjà signés, le 2 janvier 2020 pour les 1953 en attente et le 1er juin 2020 pour les 6 123 affectés au début dudit mois.

Ensuite, la prise en charge financière de ces recrutements devra se faire de manière progressive, en fonction des disponibilités budgétaires. Enfin, l’incidence financière des recrutements à effectuer au cours des quatre prochaines années devait être plafonnée en deçà de 7,9 milliards de francs CFA.

Il est à noter que l’État a pu réaliser des économies de l’ordre de 40 milliards de francs en 2020 grâce à l’assainissement du fichier solde de l’État. De plus, la masse salariale est encore loin d’atteindre la moyenne africaine de 30 % du budget de l’État. Par ailleurs, dans son rapport d’exécution budgétaire à fin septembre 2020, le Minfi va révéler que l’État, à date, avait dépensé 771 milliards de francs pour son personnel. Des dépenses en augmentation de 3,6 % en glissement annuel et représentant 74 % des 1042,2 milliards de francs CFA de prévision annuelle.