L'impensable et l'inacceptable se produisent dans la capitale du pays. Le bon sens tend à disparaître au profit de la barbarie, de l'incompréhension, de l'animosité. Pour un t-shirt, le citoyen est sauvagement molesté, comme lui-même le raconte à N'zui Manto.
Dans son témoignage, la victime se plaint : « Bonjour N'zui, je suis Michel Deugoue. J'ai été interpellé à mon domicile à Yaoundé le 25 octobre 2025 aux environs de 6 heures.
Mon épouse et mes trois enfants parmi lesquels se trouve un bébé de sept mois ont été libérés le lendemain aux environs de trois heures. Après avoir subi des multiples tortures au commissariat central numéro 4 pendant 45 jours, j'ai été placé sous mandat de dépôt.
Je l'ai été par le tribunal militaire de Yaoundé à la prison centrale de Kondengui où je suis actuellement depuis le 08 décembre 2025. J'ai été torturé, jugé par les militaires.
Ma femme et mes trois enfants y compris un bébé de sept mois ont été gardés à vue parce que des t-shirts de l'opposition avaient été trouvés dans mon domicile ».
Il s'agit de ça : des t-shirts de l'opposition. On se demande si les citoyens n'étaient plus en droit de porter des habits des partis politiques qu'ils soutiennent. Mais le citoyen tient à rappeler une chose : « Le combat continue. La patrie ou la mort, nous vaincrons ». Il n'est pas du genre à baisser facilement les bras.









