Alors que la ville de Douala replonge dans un cycle de délestages chroniques en électricité quinze ans après la nationalisation du secteur, les journalistes Boris Bertolt et Paul Chouta mènent une campagne virulente contre Baboke Oswald, directeur général adjoint du cabinet civil, et son ami Samuel Eto'o. Pourtant, selon Albin Michel Njilo du mouvement Construire Ensemble, les vrais responsables de la catastrophe énergétique camerounaise sont ailleurs : un ministre, jamais nommé mais identifiable, qui aurait dilapidé plus de 520 milliards FCFA dans des projets hydroélectriques mal conçus comme Memve'ele (qui produit parfois zéro MW) et Mekin (inondations catastrophiques pour seulement 10 MW). Une mise au point qui interroge : pourquoi s'acharner sur Baboke, simple DGA sans responsabilité opérationnelle, plutôt que sur ceux qui ont réellement mis le pays "à genoux" et conduit le Cameroun "droit dans les bras du FMI" ?
Délestage chronique à Douala : la faute à Baboke Oswald et Samuel Eto’o ?
Baboke n’a jamais signé un document officiel, il n’a jamais dirigé une entreprise publique, il n’a jamais piloté un budget ; il n’est que directeur général adjoint du cabinet civil. Son seul malheur aurait peut-être été son amitié avec Samuel Eto’o.
Baboke est désormais la cible des lanceurs d’alerte Boris Bertolt et Paul Chouta. Qu’est-ce qui peut justifier cette cabale menée par des journalistes qui n’ont jamais critiqué les successeurs putatifs du Président de la République, ceux-là mêmes qui ont mis ce pays à genoux ?
La ville de Douala est en train d’entrer dans un cycle de délestage chronique en électricité. Quinze ans après la nationalisation du patrimoine hydroélectrique, Douala, capitale économique, connaît toujours les mêmes problèmes d’électricité que dans les années 90.
En 2012, le président Paul Biya lance les Grandes Réalisations. Il a malheureusement voulu faire voler un avion avec le moteur d’une Renault 12, car celui à qui il a confié le pilotage de ces projets n’était même pas capable d’identifier les priorités.
Le saviez-vous ?
Le barrage de Memve’ele, en période d’étiage, produit parfois zéro MW en journée. Le responsable de ce projet a injecté 420 milliards de FCFA pour construire ce barrage sans évaluer correctement le débit du fleuve Ntem. Conséquence : les turbines tournent dans le vide, le débit du fleuve n’étant pas capable de générer la capacité espérée.
Ces 420 milliards de FCFA auraient permis de réhabiliter le réseau de transport, qui fait perdre près de 30 % de nos maigres productions. Ils auraient aussi permis d’augmenter la capacité actuelle de Lagdo et de Song Loulou, tout en permettant la construction d’au moins 20 mini-centrales solaires de 3 à 4 MW dans les six régions.
Mekin ne figurait dans aucun document présentant des sites à moindre coût au Cameroun.
Pourtant, ce même homme a lancé le projet de Mekin sans réaliser d’études d’impact environnemental. Conséquence : lors de la mise en eau, il y a eu des inondations, et les dégâts ont coûté plus de 100 milliards de FCFA au contribuable, pour au final produire moins de 10 MW.Ce ministre était président du comité de pilotage d'Hydromekin
Tout cet argent, issu de prêts, a conduit le pays droit dans les bras du FMI.
Ce ministre n’a jamais été critiqué par Boris Bertolt ou Paul Chouta. Pourtant, il fait partie des successeurs putatifs du Président.
Pauvre Tchiroma, dire que ces deux-là sont ses communicants.
Albin Michel Njilo ( Construire Ensemble)









