Actualités of Tuesday, 13 January 2026

Source: www.camerounweb.com

Assassinat à Mvog-Mbi : le quartier sous le choc après l'assassinat de Marie-Louise Mbalantiama

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Un silence de plomb plane sur le domicile de la regrettée Marie-Louise Mbalantiama, Franco-Camerounaise assassinée dans la nuit du 6 au 7 janvier 2026 au quartier Mvog-Mbi Complexe BEAC à Yaoundé. Ce drame a plongé les habitants dans l'effroi et relancé le débat sur l'insécurité grandissante dans ce secteur de la capitale camerounaise, jusqu'ici considéré comme paisible.



Quartier Mvog-Mbi – Hormis quelques chants d'oiseaux qui résonnent encore, un lourd silence règne ce dimanche 12 janvier 2026 au domicile de feu Marie-Louise Mbalantiama, Franco-Camerounaise sauvagement assassinée dans la nuit du 6 au 7 janvier dernier. Un drame qui a brutalement rappelé aux habitants du paisible quartier Mvog-Mbi Complexe BEAC que l'insécurité n'épargne désormais plus aucun coin de Yaoundé.


« On se disait qu'on était en sécurité, mais malheureusement, quand un tel acte se produit, on se pose des questions », confie un habitant du quartier, encore sous le choc. « Qui peut bien faire cela dans notre paisible quartier de Mvog-Mbi ? », s'interroge-t-il, traduisant l'incompréhension générale qui règne dans ce secteur résidentiel réputé calme.

Pour les riverains, c'est la stupéfaction totale. « Qu'un tel incident arrive, ça fait plus de 20 ans qu'on n'a pas l'habitude de connaître des crimes ici », témoigne un autre résident de longue date. « On vole beaucoup, c'est vrai, il y a aussi des cas de bris de voiture, mais un meurtre... jamais ! »

Six jours après les faits, les habitants du quartier restent dans l'expectative, attendant que la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce crime odieux. « Dans ces tranches, on a appris la nouvelle, et jusqu'à présent, on ne comprend toujours pas ce qui s'est passé », déplore un voisin de la victime. « On attend que le verdict de la police judiciaire, que l'enquête se termine, pour qu'on soit peut-être plus informés. Mais pour le moment, on n'a aucune information. »

Ce silence des autorités sur l'avancée de l'enquête alimente les interrogations et les craintes au sein de la population locale, qui aimerait comprendre comment un tel drame a pu se produire dans un quartier considéré jusqu'ici comme l'un des plus sûrs de la capitale.


Au-delà du choc immédiat, cet assassinat a réveillé une inquiétude latente chez les habitants de Mvog-Mbi. « Moi, je pense qu'il y a un problème d'insécurité », affirme sans détour un riverain. « Le quartier Mvog-Mbi est devenu insécure. Il y a du petit banditisme qui sévit dans le secteur. »

Sur les lieux du drame, l'inquiétude est palpable. Les riverains dénoncent une insécurité persistante, marquée par des agressions nocturnes de plus en plus fréquentes, qu'ils attribuent notamment au manque criard d'éclairage public dans certaines zones du quartier.


« La sécurité ici dans le quartier, je vous le dis franchement : en dehors des maisons achevées où habitent des personnes responsables, le reste, où on peut trouver des malfrats, c'est dans les chantiers non achevés. Voilà la clé du problème », explique un habitant, pointant du doigt l'un des facteurs aggravants de l'insécurité dans le secteur.

Ces chantiers abandonnés, véritables repères de malfaiteurs selon les témoignages recueillis, combinés à l'absence d'éclairage public dans plusieurs artères du quartier, créent des zones d'ombre propices aux agressions et aux actes de banditisme.

Un appel pressant aux autorités
Face à ce nouveau drame et à la montée de l'insécurité qu'il révèle, les populations de Mvog-Mbi lancent un appel pressant aux autorités compétentes. Elles demandent un renforcement urgent des mesures de sécurité dans le quartier, notamment le edéploiement de patrouilles policières régulières, particulièrement la nuit, l'installation d'un éclairage public adéquat dans toutes les artères du quartier et le recensement et la sécurisation des chantiers abandonnés


« Nous ne voulons plus vivre dans la peur », martèle un résident. « Les autorités doivent agir maintenant avant qu'un autre drame ne se produise. »


Bien que les détails sur la victime restent encore limités, on sait que Marie-Louise Mbalantiama était une Franco-Camerounaise établie dans le quartier Mvog-Mbi. Les circonstances exactes de son assassinat n'ont pas encore été officiellement communiquées par les autorités judiciaires, ce qui alimente les spéculations et l'anxiété au sein de la communauté.

Au-delà du cas spécifique de ce meurtre, c'est toute la question de la sécurité dans les quartiers résidentiels de Yaoundé qui se trouve posée. Mvog-Mbi, comme de nombreux autres secteurs de la capitale, fait face à une criminalité en hausse, alimentée par le chômage des jeunes, l'urbanisation anarchique et le sous-équipement en infrastructures de sécurité.