Le Cameroun rêve de redorer son blason à la prochaine CAN au Maroc. Mais pour cela, il faudra un choix audacieux : ranger André Onana au placard et confier les clés des cages à un trio plus rassurant, dont Fabrice Ondoa, déjà gravé dans l’histoire nationale.
Certes, les fidèles du « fan-club Obili Bandit » risquent de crier au sacrilège, mais l’intérêt républicain commande parfois de laisser les seconds rôles… jouer les seconds rôles.
Car soyons sérieux : aucun gardien légendaire du Cameroun n’a, même les yeux bandés et les mains attachées dans le dos, encaissé 14 buts en un seul match. Et pas face au Brésil ou au Real Madrid, mais face à une équipe de division 4 ! Manchester United transformé en punching-ball, voilà le CV récent de notre cher Onana. Ô honte ! Ô humiliation !
Attention, personne ne nie que le portier a jadis fait briller des étoiles dans les yeux des fans. Mais depuis une saison, la pente glissante qu’il dévale ressemble plus à une piste de ski qu’à une carrière de gardien. Ses soupirs accusateurs envers sa défense ne suffisent plus à masquer le naufrage. Il n’a même plus besoin de distribuer sa carte d’église pour qu’on prie pour lui : Onana est devenu sujet national de préoccupation et gros caillou dans la chaussure mancunienne.
Alors, simple déclin sportif ou coup de maraboutage bien placé ? Le débat reste ouvert.