Dans une déclaration rendue publique ce 23 août 2025 à Yaoundé, elles appellent entre autres à un Cameroun qui garantit une représentation égale dans les postes de pouvoir et de prise de décision.
À quelques mois de l’élection présidentielle, les femmes camerounaises se positionnent. Elles étaient en conclave ce samedi 23 août 2025 au centre CEPCA, à Yaoundé, à l’effet de tracer leurs priorités à l’approche de cette échéance. Regroupées au sein du Rassemblement national des femmes, ces femmes et filles des différentes régions du pays appel lent à un Cameroun nouveau ; un Cameroun qui prône l’égalité des chances et la justice sociale pour tous. À l’issue de ces assises, une déclaration a été rendue publique. Elles souhaitent d’ail leurs voir ces exigences être prises en compte par les 12 candidats parmi lesquels Tomaïno Ndam Njoya.
Ces femmes et filles du Cameroun veulent un pays où le pouvoir politique : « est enraciné dans un profond respect des droits humains fondamentaux, y compris les droits des femmes ; un pouvoir à l’écoute de son peuple, en prenant des décisions par la consultation et le dialogue, afin de s’assurer que la gouvernance réponde aux besoins des citoyens ». Le Rassemblement national des femmes milite pour une loi contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Ce regroupement transpartisan appelle à la distribution des ressources de manière équitable et transparente, à une représentation égale femmes/hommes dans les postes de pouvoir et de prise de décision à tous les niveaux, élus et nommés, ainsi que dans les espaces de négociations, avec des mécanismes de transmission connus incluant des mandats limités, des élections libres et transparentes, et un système judiciaire indépendant et efficace. Les femmes du Cameroun sont déterminées à faire entendre leurs besoins et surtout leur voix en cette période importante de l’histoire politique du Cameroun.
Elise Pierrette Menong, co-fondatrice et présidente de l’association de lutte contre les violences faites aux femmes, est claire dans son propos : « Nous sommes à un moment de notre histoire où on fait le bilan. Après les années 60, nous pensons qu’aujourd’hui, nous avons droit à une société qui respire et transpire de la réponse à nos besoins. Il était temps que les femmes elles-mêmes portent leurs besoins à ceux qui sont censés construire ce pays à quelque niveau que ce soit. Il y a la présidentielle et aussi les élections locales. Il faut que la voix de la femme soit entendue ».
Edith Kah Walla d’ajouter : « Des femmes ont décidé de mettre en place une dynamique à ce moment crucial de l’avenir de notre pays. Elles veulent se faire entendre. Elles appellent à mettre fin aux violences faites aux femmes entre autres ». Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la journée panafricaine de la femme du 31 juillet 2025.