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General News of Monday, 13 July 2015

Source: 237online

Yves Michel Fotso fait saisir en France un avion de la Guinée Equatoriale

Un Boeing-777 de la compagnie de Guinée équatoriale Ceiba Intercontinental a été saisi vendredi en France à l’aéroport de Bâle-Mulhouse (est) dans le cadre d’un litige autour de créances réclamées à la Guinée Equatoriale.

Entretenu en France -plutôt qu’en Ethiopie ou en Afrique du Sud qui ont des ateliers techniques similaires – l’aéronef appartenant à la compagnie mixte CEIBA International de la supposée très “panafricaniste” Guinée Equatoriale des Président et Vice président Theodoro et Theodorin (Obiang Nguema) se trouvait en révision technique dans des ateliers de maintenance à Mulhouse en France.

L’initiative de cette saisie est de l’homme d’affaires camerounais Yves Michel Fotso (Vice président du groupe éponyme). M. Fotso actuellement incarcéré au camp militaire du Secrétariat d’Etat à la Défense (Gendarmerie) de Yaoundé pour des ennuis judiciaires dans le cadre de l’opération Épervier, notamment dans l’affaire de l’avion présidentiel camerounais.

Dans les années 2005 – 2006, après avoir en vain essayé d’obtenir l’ouverture à Malabo des installations de la filiale équato-guinéenne de la Commercial Bank (CBGE dont il avait pourtant obtenu l’agrément des autorités monétaires du même pays), malgré les aménagements importants réalisés, le fondateur du groupe Commercial Bank a décidé, par le biais du conseil dudit groupe Me Jackson Ngnie Kamga (actuel bâtonnier des avocats du Cameroun), de saisir le Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’Ohada à Abidjan pour obtenir justice et réparation.

A l’issue d’une longue procédure, la Cour donnera raison à la CBGE et Yves Michel Fotso. Condamnant l’Etat équato-guinéen à leur payer quelque 45 milliards de Fcfa représentant les différents préjudices subis depuis l’obtention de l’agrément en début 2000 et la date du verdict.

Après avoir longtemps résisté, l’Etat équato-guinéen dût se résoudre à payer, en transigeant, à l’issue d’une première alerte de saisie d’un de ses biens, – cette fois un aéronef présidentiel – toujours en France.

Mais, patatras, dès que le patron du groupe Fotso sera incarcéré dans le cadre des affaires liées à son passage à la tête de la défunte compagnie publique camerounaise de transports aériens (Camair), la Guinée Equatoriale se rebiffa.

Des sources affirmaient il y a quelque temps qu’à l’issue d’une médiation des présidents gabonais et camerounais, les deux parties auraient convenu il ya un an et demi d’un nouvel accord. Mais la Guinnée Equatoriale n’aurait toujours pas respecté les clauses dudit accord prétextant d’un conflit entre l’homme d’affaires camerounais et ses conseils juridiques.

La saisie intervenue ces jours-ci en France pourrait indiquer que le dossier n’est pas classé. Et que le processus d’exécution de la sentence arbitrale de la cour de l’Ohada, reste en cours. Important à noter: ce rebondissement intervient au moment où Me Ngnie Kamga, se trouve depuis 5 jours en France.

Simple coïncidence calendaire? Voire. Au fur et à mesure des évolutions de ce dossier qui au moins révèle néanmoins une inconséquence de nombre de dirigeants d’Etats africains, anti-français le jour et clients de la France la nuit, nous rapporterons les faits disponibles. Qui trompe qui à la fin?