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Actualités of Monday, 11 October 2021

Source: Le Messager

Yaoundé : ‘les enfants sorciers’ réclament leurs droits

Les enfants sorciers’ réclament leurs droits Les enfants sorciers’ réclament leurs droits

Tel est le leitmotiv de l’Association de soutien aux enfants infirmes moteurs cérébraux (Aseimc) à l’ocassion de la 3ème édition de la célébration de la journée mondiale de la paralysie cérébrale le 06 octobre dernier à Yaoundé.

Vêtue d’un polo de couleur bleu ciel et sur lequel est floqué « Association de soutien aux enfants infirmes moteurs cérébraux (Aseimc) », Pélagie Flore Nzali, est une femme au teint ébène. Nousl’avons rencontré à l’hôtel Djeuga de Yaoundé lors de la célébration de la 3ème édition de la journée mondiale de la paralysie cérébrale organisée par l’Aseimc. La quarantaine sonnée et légèrement maquillée, cette ancienne coiffeuse désormais femme au foyer cache derrière son apparence joviale, le calvaire de son fils Stéphane atteint d’atrophie cortico sous-corticale frontopariétale. Une maladie cérébrale qui affecte le cerveau de son unique garçon âgé de 4 ans. « Il est né un 06 novembre dans un hôpital huppé de la place. J’ai mis tous les moyens en jeux pour que mon enfant soit bien survit. J’ai fait une grossesse normale et fait tous les examens prescrits par les médecins. À la naissance, il a été félicité. Après des jours d’observations, on m’a donné l’autorisation de sortie disant que l’enfant était normale », nous explique-telle.

Cependant, c’est entre le 2ème et 3èmemois que Pélagie Flore Nzali va remarquer quelques dysfonctionnements de la croissance de son fils. « Il avait une particularité, il ne se déplaçait pas comme tous les autres enfants. Lorsqu’on tapait son pied, il ne bougeait pas. Pour la pédiatre, il se comportait comme un chef. Des mots qui beaucoup m’ont marqué. J’ai passé deux mois à la maison et le cou de l’enfant ne tenait pas. L’enfant grandissait et prenait du poids mais le cou était faible et balançait. Trois mois plus tard, lorsque je suis revenue voir la pédiatre pour lui expliquer la situation, elle affirmait toujours que l’enfant se portait bien. Pourtant au fond de moi, j’étais persuadé que quelque chose clochait. C’est ainsi que je me suis battue pour rencontrer un neuropédiatre. Par l’aide de Dieu, je suis tombée sur le Pr Guefack, qui a rapidement pris en main mon enfant en prescrivant un scanner et des médicaments pour la réduction qu’il continue de prendre jusqu’à ce jour », a-t-elle ajouté.

Transcender la douleur

galement parent d’un enfant infirme moteur cérébral. Elle relate avec des larmes aux yeux son quotidien parsemé de stigmatisation. Le petit Joseph vu qu’il s’agit de lui est âgé de 11 ans, atteint d’un handicap psychomoteur cérébral, il est élève en classe de la Sil dans une école publique de la place. « La plus grosse difficulté est d’acheter le nécessaire pour prendre soin de lui. Car nous les mamans à rémunération très réduite n’ont pas assez déjà pour subvenir aux besoins de la maison. Et ayant un cas comme le mien, elles ne parviennent pas à satisfaire toutes les parties. D’où le manque de nourriture car ils sont très sélectifs dans les repas », confie-t-elle. Pour transcender cette douleur, la présidente de l’Association de soutien aux enfants infirmes moteurs cérébraux (Aseimc) a décidé de rendre heureux son fils à la limite de ses moyens. « Mon fils est dépendant à 96%. C’est-à-dire un enfant qui ne marche pas, ne parle pas, ne s’assied pas.

Mais qui attend tout et connait tout seulement avec la faiblesse musculaire, il ne parvient à rien faire », poursuit-elle. Et d’ajouter « par conséquent, c’est toujours difficile de s’occuper de lui. Il faut le faire prendre son bain, le porter et avec son problème de déglutition, on passe sensiblement 45 minutes à 1heure de temps pour qu’il ait bien mangé. Il va déjà à l’école et à une école dite « normale »car nous avons eu la grâce qu’il soit accepté dans une école publique. Où nous avons eu un directeur compréhensif et compatissant tout en amenant son personnel à intégrer le petit Joseph dans toutes activités scolaires. Il est à la Sil et dans sa salle de classe, les maîtresses le font roter par semaine sur les trois rangés de classe sur son fauteuil adapté. Pour lui permettre de participer en classe, ces dernières ont tendance à introduire le jeu pour une bonne compréhension des leçons. En famille, je l’intègre à toutes les activités et le traite comme un enfant normal même lorsqu’il s’agit de le corriger».

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